Africa-Press. Le ministre de l’Intérieur français, Laurent Nunez, reçoit son homologue algérien, Saïd Sayoud, à Paris, dans le cadre d’une “visite de travail”, reflétant la poursuite des efforts visant à normaliser les relations entre les deux pays après une période de tensions politiques et diplomatiques.
Cette visite fait suite aux discussions menées par Nunez en Algérie, en février dernier, dans le cadre des efforts communs pour réactiver les canaux de dialogue et de coopération entre les deux parties.
Les discussions devraient se concentrer sur les questions de sécurité et de lutte contre la criminalité organisée, ainsi que sur les questions d’immigration et de protection civile, qui sont parmi les principaux axes de coopération entre les deux pays.
Cette visite s’inscrit dans une démarche annoncée par le président français, Emmanuel Macron, visant à raviver le dialogue avec l’Algérie sur la base du “respect mutuel” des intérêts nationaux des deux parties, après des mois de tensions dans les relations bilatérales.
La crise a éclaté à l’été 2024 suite à l’annonce par Paris de son soutien à la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine au Sahara occidental, ce qui a conduit l’Algérie à rappeler son ambassadeur de France en signe de protestation. Les tensions se sont également intensifiées après l’arrestation de l’écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, en Algérie à la fin de 2024, avant que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ne lui accorde une grâce en 2025.
Au cours des derniers mois, les relations entre les deux pays ont connu des avancées successives vers l’apaisement, la plus notable étant la visite du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, en Algérie pour réactiver la “coopération judiciaire” et traiter plusieurs dossiers en suspens entre les deux parties, y compris le cas du journaliste français, Christophe Glaz.
Les observateurs estiment que cette nouvelle rencontre reflète une volonté mutuelle de surmonter les différends passés et de reconstruire un partenariat opérationnel sur les questions de sécurité, judiciaires et humanitaires d’intérêt commun.





