Africa-Press. Le procureur général nigérian, Laftif Fagbiemi, a annoncé que le Nigeria a commencé à juger des centaines de personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes extrémistes, dans le cadre d’une nouvelle série de procès collectifs, alors que les autorités intensifient leurs efforts pour lutter contre une rébellion qui dure depuis longtemps.
Le Nigeria, le plus grand producteur de pétrole en Afrique, fait face à une rébellion qui dure depuis 17 ans, menée par Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest dans le nord-est du pays. Ce conflit a entraîné la mort de milliers de personnes et le déplacement d’au moins deux millions d’autres, selon des organisations humanitaires.
Quatre-vingt-quatre suspects doivent comparaître devant le tribunal, rejoignant environ 490 autres accusés qui sont en procès depuis lundi dans un tribunal fédéral à Abuja, selon Fagbiemi. De plus, 102 autres affaires ont été renvoyées d’un procès précédent.
Fagbiemi a déclaré: “Le message est que tout le monde doit savoir que le terrorisme, sous quelque forme que ce soit, est inacceptable et ne sera pas toléré.” Les sessions de cette semaine représentent la quatrième phase des procès pour terrorisme sous la présidence de Bola Tinubu. Au cours de la dernière décennie, les procès collectifs sont devenus une partie essentielle de la stratégie du gouvernement nigérian pour lutter contre l’extrémisme.
Les autorités ont rapporté avoir condamné 386 suspects d’appartenance à des groupes extrémistes en avril, avec des peines allant de cinq ans à la réclusion à perpétuité.





