Le Banque d’Angola a décidé d’ajouter le yuan chinois à la liste des devises que les banques locales peuvent utiliser pour répondre aux exigences de réserve obligatoire en devises étrangères, en plus du dollar américain, de l’euro et du rand sud-africain.
Cette décision a été prise par un communiqué du Banque d’Angola daté du 2 juillet 2026, publié sur son site officiel jeudi, selon une source locale, dans une démarche qui offre aux banques une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs réserves étrangères au sein du système bancaire.
Les réserves obligatoires sont des fonds que les banques commerciales doivent conserver auprès de la banque centrale, afin de soutenir la stabilité financière et de gérer la liquidité au sein du système bancaire. Cette initiative intervient alors que l’importance du yuan chinois en Afrique augmente, en raison du statut de la Chine en tant que premier partenaire commercial du continent et source principale de financement pour les projets d’infrastructure.
Bien que le dollar américain demeure la devise dominante au niveau mondial en matière de réserves et de commerce, les efforts pour réduire la dépendance à son égard ont gagné en ampleur dans plusieurs économies émergentes ces dernières années, alimentés par des craintes de sanctions américaines, des coûts de transaction et des changements dans l’équilibre des puissances économiques mondiales.
Cette initiative revêt une importance particulière pour l’Angola, qui est un fournisseur majeur de pétrole brut à la Chine, tandis que Pékin a accordé au pays des prêts de plusieurs milliards de dollars pour financer des investissements dans les infrastructures. L’ajout du yuan à la liste des devises acceptées pour les exigences de réserve reflète une tendance progressive vers l’élargissement de l’utilisation des devises non occidentales dans les transactions financières africaines, en particulier dans les pays ayant des relations commerciales et financières étroites avec la Chine.
Cette démarche pourrait également contribuer à réduire certaines pressions sur la demande de dollars au sein du secteur bancaire angolais, tout en fournissant un canal supplémentaire pour la gestion de la liquidité en devises étrangères, dans un pays dont l’économie est étroitement liée aux exportations de pétrole et au financement extérieur.