Africa-Press. En Afrique du Sud, une vague de manifestations anti-immigration se poursuit dans plusieurs grandes villes, coïncidant avec une montée de la violence contre les immigrants clandestins.
L’organisation “Marche et Marche”, qui mène le mouvement anti-immigration, a lancé une campagne de manifestations hebdomadaires débutée le jeudi 9 juillet, après des jours de manifestations massives le 30 juin, annonçant son intention d’organiser des manifestations chaque jeudi pendant quatre mois, jusqu’aux élections municipales.
Des centaines de manifestants ont participé aux manifestations qui se sont tenues dans les villes de Durban et Johannesburg, protestant contre ce qu’ils décrivent comme un flux continu d’immigrants clandestins dans le pays, appelant les autorités à prendre des mesures plus strictes à leur égard.
Les manifestations ont été marquées par des attaques contre des magasins appartenant à des immigrants, ainsi que par des actes d’intimidation et de violence visant des immigrants clandestins présumés, certains d’entre eux ayant été expulsés de leurs maisons en dehors des cadres légaux, parfois devant des agents de police.
Bien que l’organisation “Marche et Marche” se présente comme un mouvement populaire, elle bénéficie du soutien politique du parti “Umkhonto we Sizwe” (MK), un parti d’opposition lié à l’ancien président Jacob Zuma, qui a fait de la question de l’immigration l’un des principaux axes de sa campagne politique.
Les organisateurs des manifestations affirment que la poursuite des manifestations hebdomadaires vise à maintenir la question de l’immigration au premier plan de la scène politique, mais ces actions ont contribué à accroître la tension et la méfiance au sein du pays.
Parallèlement, le ministère de l’Intérieur d’Afrique du Sud a intensifié les opérations de sécurité dans tout le pays, entraînant l’arrestation de milliers d’immigrants clandestins, avec une augmentation de ces opérations depuis le début des manifestations.
Ces derniers mois, il y a eu une montée des menaces, de l’intimidation et de la violence physique, ainsi qu’une propagation d’un discours anti-étranger, dans le cadre d’une campagne menée par des groupes civiques appelant à l’expulsion de tous les immigrants clandestins.
Selon les données circulant, plus de 45 000 étrangers ont quitté l’Afrique du Sud récemment, retournant dans leurs pays d’origine, notamment le Malawi, le Zimbabwe, le Mozambique, le Ghana et le Nigeria.





