Africa-Press – Gabon. Le ministre du Logement, Mays Mouissi, a officiellement remis, ce lundi 9 février 2026, 5 224 décisions de cession à la Conservation foncière. Une performance inédite qui marque une rupture profonde dans la gouvernance foncière et ouvre la voie à la délivrance massive de titres fonciers au bénéfice des populations.
Le Gabon franchit un cap important dans sa politique foncière. Ce lundi 9 février 2026, le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a procédé à la remise officielle de 5 224 décisions de cession à la Conservation foncière. Après leur instruction finale, ces actes administratifs donneront lieu à la délivrance de titres fonciers, étape essentielle vers la sécurisation juridique des terres.
Cette avancée importante est le fruit d’un travail coordonné entre plusieurs structures du ministère du Logement. L’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) a traité 4 000 dossiers provenant des neuf provinces du pays, tandis que la Société nationale immobilière (SNI) a transmis 1 224 dossiers issus de l’opération de régularisation foncière en cours, concernant 5 100 familles gabonaises installées sur son patrimoine foncier.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de l’accès à la propriété un levier central d’inclusion sociale et de justice foncière. L’opération, d’envergure nationale, a mobilisé plusieurs administrations, notamment le ministère de l’Économie à travers la Direction générale des impôts (DGI), ainsi que la Conservation foncière.
Les chiffres illustrent l’ampleur de la rupture engagée. En 121 ans, le Gabon n’a délivré qu’environ 33 000 titres fonciers, soit une moyenne annuelle de 273 actes. La constitution de 5 224 dossiers en un seul mois équivaut ainsi à près de 18 années de production foncière au rythme historique. Cette performance marque l’ouverture d’une nouvelle ère pour la gouvernance foncière au Gabon, avec des perspectives concrètes de sécurisation des droits fonciers, de réduction des conflits domaniaux et de renforcement de la cohésion sociale.





