Africa-Press – Niger. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, poursuit ses visites dans les juridictions du ressort de Niamey. Ce mercredi 18 février 2026, il s’est rendu au Tribunal d’Arrondissement Communal (TAC) Niamey 2. L’objectif général de cette visite est d’assurer une meilleure offre de service public de la Justice, conformément à l’esprit de la refondation de la République et aux orientations du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Le ministre est arrivé très tôt le matin dans les locaux du Tribunal de l’Arrondissement Communal Niamey 2, où la délégation a visité les différents services de ladite institution. Après avoir visité les différents compartiments du Tribunal, le ministre et sa délégation ont rencontré l’ensemble des acteurs pour des échanges constructifs sur l’état de l’appareil judiciaire.
Dans la salle d’audience, l’atmosphère était celle des audiences habituelles dans un tribunal. Le ministre, assis sur le banc des juges, entouré de ses proches collaborateurs, a échangé directement avec les acteurs sur les préoccupations du moment. En effet, Il a souligné que le constat qui se dégage du fonctionnement de l’appareil judiciaire nigérien dans son ensemble « nous interpelle et appelle de notre part la prise des mesures nécessaires pour y remédier, dans un esprit de responsabilité et de compréhension mutuelle ».
Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter les règles d’éthique et de déontologie qui gouvernent les métiers de la justice, ainsi que les obligations qui leur incombent pour une bonne administration de la justice dans un contexte de refondation. Il a également appelé à un changement total de comportement compatible avec les exigences de la refondation prônée par les plus hautes autorités du pays.
La visite s’est transformée en un cadre d’échanges au cours duquel plusieurs points ont été évoqués, notamment le fonctionnement des juridictions en termes de dossiers en cours et des conditions de travail du personnel, la tenue des assemblées générales, la gestion des crédits délégués, le respect des horaires de service et la tenue régulière des audiences.
Le ministre a souligné que l’indépendance du juge, c’est quand il est respectueux de la loi et quand il rend ses décisions dans son cabinet. « Mais administrativement, le juge est un fonctionnaire de l’Etat qui le recrute, qui le forme, qui paye son salaire, qui assure sa protection, etc. Il n’y a pas cette indépendance, elle n’existe pas. Elle n’a jamais existé sauf peut-être pour les juges nigériens. L’indépendance dont on parle est relative. Un juge doit être indépendant vis-à-vis de lui-même, vis-à-vis de sa famille, vis-à-vis de la société et vis-à-vis des justiciables avant d’être indépendant vis-à-vis de l’Etat ».
La délégation ministérielle a également écouté et pris bonne note des différentes préoccupations spécifiques exposées par les responsables de l’institution visitée.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Niger, suivez Africa-Press





