Un journaliste relève le ‘’faible intérêt éditorial’’ des médias pour les enfants

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Un journaliste relève le ‘’faible intérêt éditorial’’ des médias pour les enfants
Un journaliste relève le ‘’faible intérêt éditorial’’ des médias pour les enfants

Africa-Press – Senegal. Le journaliste, consultant et critique des médias Oumar Seck Ndiaye a relevé, mercredi, à Dakar, le ‘’faible intérêt éditorial’’ des médias sénégalais pour l’information relative aux enfants.

‘’Les enfants ne sont pas un sujet qui accroche pour les médias, sauf en cas de catastrophe. La course au scoop est l’une des raisons pour lesquelles il existe un faible intérêt éditorial pour l’enfant. Les journalistes s’intéressent plus à la politique qu’à l’enfance’’, a soutenu Ndiaye.

Il intervenait à un forum sur le rôle des médias dans la protection de l’enfant, à l’initiative de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, du Samu social Sénégal et de Plan International Sénégal.

Les enfants ne sont évoqués comme sujet d’actualité que dans la rubrique des faits divers des médias, les médias ne parlent d’eux que lorsque l’information les concernant a un caractère sensationnel, a-t-il souligné en animant un panel sur l’‘’intérêt éditorial’’ des médias pour cette frange de la société.

‘’Le sujet ne passionne pas’’ les journalistes, a résumé Oumar Seck Ndiaye. Même les documentaires consacrés aux enfants ne sont presque jamais regardés, selon Ndiaye.

‘’Les médias ne parlent des enfants que pour manipuler des foules. Ce fut le cas lors de la guerre d’Irak (en 2003), au cours de laquelle les Américains ont accusé Saddam Hussein, qui dirigeait ce pays, d’avoir ordonné le bombardement d’une couveuse, tuant 300 enfants, ce qui était totalement faux’’, a dit le critique des médias.

Il juge ‘’quasi inexistant’’ l’intérêt éditorial des médias pour ce segment de la société.

‘’Il y a un manque de créativité et de volonté’’, a insisté le critique des médias, estimant que les programmes éducatifs concernant les enfants, diffusés par les médias sénégalais, viennent souvent de l’étranger.

Ces contenus ‘’sont produits par des personnes étrangères, avec des buts précis, comme la promotion de l’homosexualité’’, a soutenu Oumar Seck Ndiaye, proposant aux journalistes de s’imprégner des droits de l’enfant et de faire un bon usage de l’image des enfants dans les médias.

‘’Il ne faut jamais faire parler un enfant sans l’autorisation de ses parents’’, a conseillé Ndiaye à ses confrères.

Bouna Manel Fall, un spécialiste du droit des médias, partage son analyse lorsqu’il affirme que ‘’l’enfant est l’angle mort du traitement journalistique’’ au Sénégal.

‘’Les enfants ne sont pas le pain quotidien des médias’’, a-t-il ajouté en prenant part au forum.

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