Bénin – Possibilité de suspension de peine: Me Baparapé parle d’une « interférence grossière » de Patrice Talon

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Bénin – Possibilité de suspension de peine: Me Baparapé parle d’une « interférence grossière » de Patrice Talon
Bénin – Possibilité de suspension de peine: Me Baparapé parle d’une « interférence grossière » de Patrice Talon

Africa-Press – Benin. Le Directeur General de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) communique.

Il est organisé du 02 au 30 novembre 2022 un recensement systématique des bénéficiaires de prestations du régime général de sécurité sociale géré par la CNSS

A cet effet, les pensionnés, les rentiers et les allocataires sont invités à se faire enrôler sur les différents sites de l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP) sur toute l’étendue du territoire national munis d’une (01) photocopie de la carte d’identité biométrique ou une (01) copie du Certificat d’Identification Personnelle (CIP) en cours de validité ou tout autre document comportant le Numéro Personnel d’Identification (NPI).

Outre cette pièce, les intéressés devront se munir de :

Pour les pensionnés :

– une (01) photocopie de la carte de pension ou tout autre document fourni par la CNSS comportant le numéro de pension ;

Pour les rentiers :

– one (01) photocopie de la carte de rente ou tout autre document fourni par la CNSS comportant le numéro de rente ;

Pour les allocataires :

– une (01) photocopie du livret d’aI1ocataire ou du reçu de demande de prestations familiales ;

– les photocopies des Certificat d’identification Personnelle (CIP} ou tout autre document comportant le Numéro Personnel d’Identification [NPI) des enfants à charge.

La présente opération de recensement répond au souci de modernisation de l’outil de production de la CNSS et d’amélioration de la qualité du service offert.

La CNSS, l’assurance d’une meilleure protection pour la vie.

La révision en vue du Code pénal a pour objectif principal de permettre au président de la République de suspendre des peines de prison, à la demande des détenus et selon les conditions définies. Ce changement annoncé dans le Code pénal, n’est pas une avancée, selon Me Aboubakar Baparapé. L’homme de droit y voit un recul.

Maître Aboubakar Baparapé n’est pas pour la modification du Code pénal telle qu’annoncée. Pour lui, en demandant à l’Assemblée nationale de procéder à la révision du Code afin de lui permettre de décider de la suspension ou non d’une peine, est une « interférence grossière ». Selon sa compréhension, cette modification est une échappatoire pour le président Patrice Talon qui évite de faire « libérer, de pardonner, de son propre chef, les détenus politiques ».

De l’exposé du Porte-parole du gouvernement sur cette procédure, l’avocat a retenu que la suspension des peines « est un mécanisme par lequel, une personne déjà condamnée par des juridictions à des peines d’emprisonnement ferme et qui a épuisé toutes les voies de recours ». « Exécutant déjà la peine, c’est en ce moment que tu écris pour demander au Chef de l’Etat, d’autoriser à suspendre l’exécution de ta peine. C’est astucieux », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Reporter Bénin Monde.

Parlant des « raisons humanitaires » évoquées, Aboubakar Baparapé rappelle que les autorités n’ont pas eu besoin de modifier le Code pénal avant d’autoriser l’ancien député Atao Hinnouho à aller se faire soigner en France.

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