Africa-Press – Benin. Alors que le Bénin a été secoué par plusieurs drames, notamment à Glazoué et à Ina, l’Agence Béninoise de Protection Civile (ABPC) appelle à la vigilance. Le lieutenant-colonel Gilbert Edah livre des recommandations pratiques pour augmenter ses chances de survie en cas de noyade ou d’accident lié à l’eau.
La répétition des tragédies survenues récemment dans le pays interpelle. À Glazoué comme à Ina, des vies ont été fauchées par des accidents où l’eau a été un facteur aggravant. Pour prévenir de nouvelles pertes, le lieutenant-colonel Gilbert Edah, cadre de l’ABPC, rappelle les gestes simples mais cruciaux qui peuvent sauver.
« Dès qu’une personne est privée d’oxygène pendant plus de 7 ou 8 minutes, ses chances de survie sont très faibles. Tout le système respiratoire, nerveux et circulatoire se bloque », explique-t-il.
Selon lui, chaque seconde compte face au risque de noyade. Le premier réflexe consiste à s’éloigner de la zone de danger lorsqu’on sait nager.
Des réflexes simples qui sauvent
Pour les non-nageurs, il est recommandé de s’accrocher à tout objet fixe disponible notamment un arbre, un poteau, ou même une partie d’un véhicule. L’exemple d’Ina témoigne que le 4×4 accidenté, resté visible et a permis à certains de monter sur son toit pour attendre les secours.
Outre les mesures d’urgence dans l’eau, le lieutenant-colonel insiste sur la prudence en amont. « Si un pont est submergé ou que l’eau déborde, ne prenez pas de risque. Rebroussez chemin ou attendez que le niveau baisse », prévient-il. Tenter de traverser malgré tout, dit-il, équivaut à s’exposer à une issue fatale.
À l’approche des grandes pluies, ces consignes prennent tout leur sens. Chaque année, des accidents similaires endeuillent des familles faute de vigilance ou de connaissance des bons gestes.
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