Africa-Press – Benin. Par une série de décisions en ce début d’année 2026, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a sanctionné plusieurs entreprises et leurs dirigeants pour la production de documents falsifiés dans le cadre d’appels d’offres publics.
Selon les informations de Lamarinabj, les investigations de l’ARMP ont révélé des pratiques frauduleuses répétées dans différents secteurs. À la SONEB, les sociétés URBANI TP, NYUMBA SARL et SAINTE MAIN DE DIEU ont été sanctionnées pour avoir présenté de fausses attestations de travail et de bonne fin d’exécution dans le cadre d’un marché d’entretien de sites.
Au Ministère de la Justice, l’entreprise DELALIE PE est accusée d’avoir produit des contrats et attestations non authentiques pour la maintenance d’équipements tels que les ascenseurs et climatiseurs.
Au Port Autonome de Cotonou, la société FG45 SERVICES SARL a été épinglée pour la présentation d’une carte grise falsifiée lors de la validation des résultats d’un appel d’offres portant sur des travaux d’entretien routier. Enfin, à la SIRAT, le groupement GACI/IMMERGIS/URBA CONSULTING est suspecté d’avoir fourni de fausses attestations pour des études sur la mobilité urbaine dans le Grand Nokoué.
Des sanctions exemplaires et individuelles
Face à ces manquements, le Conseil de Régulation a rejeté les offres des sociétés concernées et prononcé leur exclusion de tout marché public au Bénin pour deux ans. Les dirigeants, eux, sont visés par des mesures encore plus strictes: la gérante de NYUMBA SARL et celle de SAINTE MAIN DE DIEU, ainsi que la promotrice de DELALIE PE, sont exclues pour cinq ans, tandis que la responsable de URBANI TP se voit frappée d’une exclusion de sept ans.
Ces décisions démontrent l’efficacité du mécanisme de contrôle mis en place par l’ARMP, basé sur la vigilance des Personnes Responsables des Marchés Publics (PRMP) et des commissions d’évaluation des structures concernées.
Les entités sanctionnées sont la SONEB, le Ministère de la Justice, le Port Autonome de Cotonou et la SIRAT. Pour l’ARMP, ces mesures réaffirment que la transparence et l’éthique constituent les piliers fondamentaux de l’accès aux contrats publics.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer d’éventuelles responsabilités disciplinaires supplémentaires.





