Don De Sang: 20 545 Poches Collectées En 2025

Don De Sang: 20 545 Poches Collectées En 2025
Don De Sang: 20 545 Poches Collectées En 2025

Africa-Press – Burkina Faso. SOS Sang a fait le point sur ses activités de l’année 2025, ce jeudi 29 janvier 2026, au Centre national de transfusion sanguine (CNTS) à Ouagadougou, à l’occasion d’une conférence de presse. L’association dresse un bilan jugé satisfaisant, marqué par une hausse significative du nombre de poches de sang collectées, mais aussi par des défis persistants dans la chaîne de mise à disposition du sang dans certaines structures sanitaires.

En 2025, SOS Sang a contribué à la collecte de 20 545 poches de sang, contre 18 786 en 2024, soit une progression notable. Ce résultat est le fruit de 252 sorties de sensibilisation menées sur l’ensemble de l’année, à travers les marchés, les établissements scolaires, les lieux de culte, les institutions publiques et privées. Une dynamique qui traduit, selon les responsables de l’association, un renforcement progressif de la culture du don de sang bénévole au Burkina Faso.

Pour Jean Bosco Zoundi, président national de SOS Sang, l’année 2025 a été particulière, notamment en période de paludisme. « Il y a eu deux sortes de malades du paludisme. Ceux pour lesquels le sang est demandé en urgence et d’autres qui sollicitent du sang pour constituer une réserve. Aucun malade n’a demandé du sang en 2025 sans en recevoir », a-t-il affirmé, saluant la disponibilité des produits sanguins, y compris pour les groupes rares, notamment les rhésus négatifs.

Cette amélioration est attribuée, entre autres, à une meilleure organisation des collectes et à un travail plus ciblé avec les donneurs réguliers. « On appelle les donneurs, surtout ceux des groupes sanguins rares. Cela a beaucoup aidé », a souligné Jean Bosco Zoundi, évoquant également le leadership du nouveau directeur général du CNTS comme un facteur facilitateur.

Cependant, tout n’est pas exempt de difficultés. SOS Sang pointe du doigt des dysfonctionnements dans la distribution du sang, en particulier au niveau de certains centres hospitaliers universitaires (CHU) de Ouagadougou. « Le rôle de SOS Sang, c’est de sensibiliser et d’organiser la collecte. Celui du CNTS est de collecter et de mettre le sang à la disposition des formations sanitaires. Malheureusement, certains hôpitaux ne jouent pas leur rôle en ne venant pas chercher le sang disponible à la banque du CNTS », a dénoncé le président de l’association.

Cette situation a conduit SOS Sang à saisir le Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de la santé afin d’alerter les autorités sur ces manquements. Selon l’association, il arrive que des structures sanitaires affirment manquer de sang alors que des poches sont bel et bien disponibles au CNTS. Un paradoxe que SOS Sang dit s’employer à corriger, dans l’intérêt des patients. « Nous travaillons à lever ces dysfonctionnements pour que les populations soient réellement soulagées lorsqu’elles ont besoin de sang », a insisté Jean Bosco Zoundi.

Un autre fait marquant de l’année 2025 était la campagne d’intensification de sensibilisation et de promotion du don de sang bénévole, menée de juillet à octobre, en collaboration avec le CNTS. Cette initiative s’est appuyée sur un affichage mettant en avant l’image du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lui-même donneur de sang. Déployée dans plusieurs villes, cette campagne a, selon SOS Sang, permis de maximiser la sensibilisation et de stimuler la mobilisation citoyenne autour du don de sang.

« Cette campagne a créé un véritable déclic. Elle a permis de traverser la période palustre sans pénurie majeure de sang, ce qui n’était pas arrivé depuis des années », a relevé Jean Bosco Zoundi, estimant que les résultats de 2025 dépassent largement ceux des années précédentes en termes de mobilisation.

Si SOS Sang précise que son rôle n’est pas de publier les chiffres globaux de collecte du CNTS, son président assure néanmoins que les volumes mobilisés en 2025, toutes catégories confondues, sont en nette hausse. Une tendance encourageante, qui conforte l’association dans sa mission de plaidoyer et de mobilisation sociale.

À travers ce bilan, SOS Sang a réaffirmé son engagement à poursuivre la sensibilisation en 2026, tout en appelant à une meilleure coordination entre les acteurs de la chaîne transfusionnelle. L’objectif est de faire en sorte qu’aucun patient ne perde la vie faute de sang disponible.

Farida Thiombiano

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