Africa-Press – Burkina Faso. Le ministère de la Sécurité a inauguré ce samedi 5 juin 2021, le nouveau siège de la Direction générale de la Police nationale. Le bâtiment est situé dans le quartier Gounghin de Ouagadougou, sur l’Avenue Kadiogo. Il est composé de bureaux, des salles d’attentes, de réunions, des toilettes. Il a couté aux contribuables burkinabè, près de 10 milliards de francs CFA.
La Police nationale du Burkina Faso, la vitrine de la Nation, la force publique au service du pays, a désormais un nouveau QG qui répond aux normes d’une police moderne et républicaine, et aux défis du moment.
Le joyau, trônant sur l’Avenue Kadiogo, a été inauguré ce samedi 5 juin 2021, par les ministres en charge de l’Administration territoriale et de la Sécurité, sous l’œil vigilant du président du parti au pouvoir, Simon Compaoré, ancien ministre de la Sécurité.
L’édifice est composé de 287 bureaux, huit salles d’attentes, sept salles de réunions, des salles de sport et de soin, une salle de conférence de 180 places, 30 toilettes et 24 autres privatives et un ciné bar. Le siège a coûté près de dix milliards de francs CFA aux contribuables burkinabè.
Pour l’Inspecteur général de la Police nationale, Directeur général de ladite institution, Jean Bosco Kiénou, sa joie en ce jour est « immense », « légitime » et sa satisfaction « totale ». La réalisation de cet édifice, a-t-il dit, répond aux aspirations et aux normes d’une police moderne et républicaine. « Il nous convainc fortement que le gouvernement est soucieux du bien-être de ses policiers et est désireux de leur offrir des conditions de travail en phase et en cohérence avec les défis de sécurité de l’heure », a-t-il déclaré.
Le patron de la Police nationale a fait savoir que la construction du bâtiment a débuté en 2011. Dix ans que les policiers, à chaque fois de passage sur l’Avenue Kadiogo, n’arrêtent guère de jeter un œil sur le site. L’Inspecteur général de police, avant de terminer ses propos, a rendu hommage à ses devanciers qui ont vivement contribué à la réalisation de cette prouesse architecturale.
Bien qu’ému par l’aboutissement du projet de construction du présent siège, le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, a relevé une doléance qui mérite aussi une attention particulière du gouvernement. Il s’agit d’un siège pour la Brigade de lutte contre la cyber criminalité qui engrange déjà des résultats tangibles. « Elle ne rentre plus dans sa chemise ample qu’il y a à peine deux ans », a-t-il fait savoir.
Pour ceux qui doutent encore, a indiqué le ministre de la Sécurité, la Police nationale est consciente de sa redevabilité. « La Police nationale s’engage résolument vers le renouveau dans la vision tracée par le chef de l’Etat. Elle renforce sa présence par un maillage stratégique du territoire », a-t-il rappelé. La présence d’un policier doit rassurer et non inquiéter. C’est pourquoi, le ministre Compaoré a rassuré que pour cet état des faits, ils doivent avoir tous la même vision.





