Africa-Press – Burkina Faso. L’année académique 2025-2026 débutera avec l’entrée en vigueur du référentiel des formations prioritaires et de la carte universitaire du ministère de l’Enseignement supérieur. Ces documents stratégiques visent à instaurer un enseignement basé sur la spécialisation et à restructurer les universités du Burkina Faso, en mettant l’accent sur la spécificité de chaque région. En conséquence, ces spécialisations devraient entraîner la réorganisation de 30 offres de formation: 17 offres de niveau Bac+3 et 13 offres de niveau supérieur à la licence. Le ministère a présenté ces décisions ce vendredi 29 août 2025 à Ouagadougou.
Pour faire de l’enseignement supérieur et de la recherche un moteur de développement à travers une formation de qualité qui réponde efficacement aux besoins réels de la société burkinabè, des réajustements ont été élaborés par le ministère. Ces changements ont été déclinés dans le référentiel des formations prioritaires et la carte universitaire, tous deux adoptés par arrêtés. Les tenants et aboutissants de ces décisions ont été détaillés ce vendredi 29 août 2025, à Ouagadougou.
D’ores et déjà, ils entrent tous en vigueur en cette année universitaire 2024-2025. L’idée derrière ces décisions est, selon le Secrétaire général du ministère, le Pr Samuel Paré: « de faire des universités, écoles et centres universitaires, des pôles d’excellence de formation dans des domaines prioritaires définis de manière souveraine par le Burkina Faso, afin de répondre de manière efficiente aux besoins de transformation structurelle de la société et de l’économie burkinabè ».
À cet effet, la carte universitaire, qui a pour but de permettre la création et le développement de pôles d’excellence régionaux de la formation universitaire, concernera 14 Instituts d’Enseignement Supérieur et de la Recherche (IESR) dits spécialisés et 4 généralistes.
« À ces 17 IESR, il faut ajouter la future Université Polytechnique du Burkina (UPB), qui est en gestation. Ce processus va conduire à la fermeture de 30 offres de formation, dont 17 de niveau Bac+3 et 13 de niveau Bac+4, et proposer la création de 360 offres de formation, dont 18 de niveau Bac+3 et 342 de niveau Bac+4 », a détaillé le Secrétaire général.
Quant au directeur général du ministère, le Dr Roger Lanou, il a tenu à rassurer que le processus sera mis en place progressivement, en commençant par la formation des formateurs, puis des étudiants et même au niveau de la recherche.
« La spécialisation de chaque université ou centre universitaire tient compte du potentiel de la localité en termes d’environnement d’apprentissage. Si vous voulez faire de l’élevage et que vous mettez cette formation en centre-ville où nous n’avons pas de lieux de pratique, il y a un problème. L’idée est de rapprocher les lieux d’apprentissage des environnements propices à celui-ci », a expliqué le Dr Roger Lanou.
Autrement dit, le processus n’entend pas supprimer définitivement des filières, mais il veut les restructurer en fonction des zones. Cela signifie qu’une filière peut être supprimée dans la région de Nando tandis qu’elle ouvre ses portes dans le Liptako, selon le processus expliqué. Pour s’assurer de la mise en œuvre de ce processus, le ministre Pr Adjima Thiombiano s’est par la suite entretenu avec les différents gouverneurs du pays sur ces décisions.
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