Africa-Press – Burkina Faso. L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) a rendu visite à la Banque agricole du Faso (BADF), ce mardi 31 mars 2026. Cette visite s’inscrit dans le cadre des activités de proximité de l’agence, visant à expliquer la vision de cette initiative portée par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, rappeler l’intérêt que ces professionnels ont à s’intéresser à l’APEC et susciter des souscriptions.
En se rendant à la BADF, l’APEC arrive en terrain conquis ou presque. « Le premier compte que nous avons ouvert a été logé ici, avant même les trésors… La Banque agricole du Faso est un partenaire clé de l’APEC » a confié le premier responsable de l’agence, Karim Traoré. Selon ses dires, la collaboration entre les deux institutions ne peut être que fructueuse car elles visent toutes deux, un mieux-être des Burkinabè.
« Nous ne sommes pas en concurrence parce que l’APEC n’est pas une banque. Nous ne sommes pas habilités à collecter l’épargne publique. Notre modèle économique, c’est plutôt de créer un parfum juridique sous forme de coopérative, et inciter les membres à mobiliser leurs ressources pour qu’on puisse mettre en place des entreprises » a développé au cours de son entretien avec les travailleurs de la banque, M.Traoré.
Trois raisons motivent l’action de l’APEC. La première: la création d’emplois. « Si… aujourd’hui le terrorisme a pu avoir un ancrage aussi profond, l’une des raisons liées à cela est la pauvreté. Un individu à qui on ne donne pas d’alternative est tenté même par le diable. Nous pensons donc que la population peut décider elle-même de mettre des moyens en commun pour créer ses propres emplois » se convainc le directeur général de l’APEC.
Le deuxième élément qui motive l’APEC tient à la création de richesse. « Nous voulons que les Burkinabè saisissent l’opportunité d’investir dans des secteurs stratégiques, à même de créer des richesses partagées pour le pays ; et de collaborer aussi avec les compétences internationales sans être dans une économie totalement fermée… Nous ne sommes pas en train de faire la promotion d’une autarcie économique » a-t-il précisé.
Pour finir, la souveraineté tant prônée par le chef de l’État, se doit d’être une réalité. « Nous sommes convaincus que le fait d’être des éternels consommateurs… ne peut pas nous conduire à la souveraineté. Il faut que nous soyons capables de transformer nos produits agricoles pour leur donner de la valeur ajoutée… La production brute n’a jamais enrichi un pays, mais seulement la transformation et toute l’économie artificielle qui va avec » a-t-il rappelé.
Dans son message à l’endroit de ses collaborateurs, le directeur général de la BADF, Mahamadi Zoromé a appelé à leur souscription car, dit-il: « ces entreprises qui sont créées aujourd’hui par l’APEC seront demain, nos clients. Et les emplois qui sont créés par ces entreprises emploieront des travailleurs qui, eux aussi, deviendront nos clients. Je crois donc que nous avons plus d’une raison de souscrire à l’APEC ce soir. »
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Burkina Faso, suivez Africa-Press





