Au Burkina Faso, lancement de la construction d’une première raffinerie d’or

Au Burkina Faso, lancement de la construction d’une première raffinerie d’or
Au Burkina Faso, lancement de la construction d’une première raffinerie d’or

Africa-Press – Burkina Faso. Une mine d’or à ciel ouvert, au Burkina Faso, le 22 octobre 2013. © Jacques Pion / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

« Il n’est plus question pour nous d’amener notre or à l’extérieur pour le raffiner. Nous le raffinerons sur place, nous savons quelle est la teneur réelle de l’or brut qui sort. Ça, c’est très important », a déclaré le président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré, au cours d’une cérémonie de lancement de la construction de la raffinerie dans la capitale burkinabè. « Depuis un certain temps, l’or est devenu le premier produit d’exportation » du pays, a-t-il ajouté. « Mais nous n’avons pas de contrôle sur l’or (…) aujourd’hui nous avons décidé de mettre toute une chaîne en place ».

La raffinerie aura une capacité de production annuelle de 150 tonnes d’or pur à 99,99­ %, soit environ 400­ kg d’or par jour, selon Ismaël Sibi, président directeur général de Marena Gold, société cogérante de la raffinerie. Les premiers lingots d’or, d’une teneur de 22 carats, sortiront de cette raffinerie dans onze mois, a-t-il indiqué. En outre, cette raffinerie permettra la création de 100 emplois directs et de 5 000 emplois indirects, a poursuivi le dirigeant de Marena Gold.

Production en recul

Au Burkina Faso, la production aurifère a reculé de 13,7 ­% en 2022 par rapport à 2021, passant de 66,8 à 57,6 tonnes. Selon les données de l’Initiative pour la transparence dans les industries minières extractives (ITIE), le secteur minier contribuait pour 14,3 % aux recettes de l’État burkinabè.

Par ailleurs, « beaucoup d’or sort du Burkina de façon frauduleuse et cela contribue d’ailleurs à alimenter le terrorisme« , a affirmé Ibrahim Traoré.

Depuis 2015, le Burkina est pris dans une spirale de violences perpétrées par des groupes jihadistes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda. Elles ont à ce jour fait plus de 17 000 morts civils et militaires depuis huit ans, dont plus de 6 000 depuis le début de l’année 2023, selon l’ONG Armed Conflict Location ans Event Data Project (Acled) qui répertorie les victimes des conflits dans le monde. Ces violences ont entrainé l’année dernière la fermeture de quatre mines industrielles et l’abandon de près de 700 sites d’orpaillage, selon des chiffres officiels.

En février, les autorités burkinabè ont réquisitionné pour « nécessité publique » 200 kg d’or produits par Semafo Burkina Faso, une filiale du groupe canadien Endeavour Mining, une décision « dictée par un contexte exceptionnel », selon le gouvernement.

Source: JeuneAfrique

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Burkina Faso, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here