Africa-Press – Burkina Faso. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo a réalisé avec succès la deuxième session de transplantations rénales au Burkina Faso, les 3 et 4 février 2026, à Ouagadougou. Deux patients souffrant d’insuffisance rénale chronique ont bénéficié d’une greffe, confirmant les progrès significatifs du pays dans le domaine des soins spécialisés et ouvrant une nouvelle ère d’espoir pour de nombreux malades.
Le CHU de Tengandogo a réalisé les 3 et 4 février 2026, une deuxième séance de transplantations rénales au Burkina Faso. Cette opération médicale d’envergure a permis à deux patients souffrant d’insuffisance rénale chronique de recevoir une greffe, marquant une avancée notable dans le renforcement du système de santé national.
Présent au chevet des patients, le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, a salué le succès des interventions conduites conjointement par des spécialistes burkinabè et turcs. Selon les équipes médicales, les reins transplantés ont repris leur fonction immédiatement après la greffe, signe manifeste de la réussite des opérations. Le ministre a transmis, au nom du président du Faso et du Premier ministre, ses vœux de prompt rétablissement aux donneurs et aux receveurs, tout en mettant en lumière la coopération entre la Türkiye et le Burkina Faso, qui rend possible la transplantation rénale dans le pays depuis juillet 2025.
Le Chef du service d’urologie du CHU de Tengandogo, Dr Boureima Ouédraogo, a précisé que les deux greffes réalisées étaient intrafamiliales: un frère donneur dans le premier cas et une sœur dans le second. Les prélèvements ont été effectués par voie coelioscopique, et l’évolution clinique des receveurs est jugée satisfaisante, sans complication majeure enregistrée.
Les interventions ont mobilisé des équipes médicales nationales, appuyées par des partenaires turcs. Dr Serkan Akinci, membre de la délégation turque, a salué la qualité de l’organisation et de la préparation des patients, soulignant que cette collaboration contribue au renforcement des capacités nationales.
Du côté des bénéficiaires, un patient a exprimé sa reconnaissance aux autorités, estimant que ces soins, autrefois accessibles uniquement à l’étranger, sont désormais une réalité au Burkina Faso. Un des donneurs a pour sa part, salué une décision gouvernementale courageuse, rappelant que l’accès à la transplantation serait resté hors de portée pour de nombreuses familles sans cet appui.
Cette deuxième session de transplantation rénale confirme les progrès constants du Burkina Faso dans le domaine des soins spécialisés. Elle illustre aussi les compétences des équipes nationales, la pertinence de la coopération internationale et la volonté des autorités de rapprocher des soins de qualité des populations, ouvrant la voie à un système de santé plus performant et plus accessible.
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