Africa-Press – Burkina Faso. Chers compatriotes, vaillants défenseurs de la république et de la justice sociale, mesdames et messieurs les représentants des presses nationales et internationales, il y a des moments dans la vie ou il faut savoir quoi qu’il en coûte, rester digne malgré les turbulences, les intimidations et les tentatives diverses de récupération ou de musèlement.
Convaincus que le respect des droits fondamentaux est un principe incontournable de toute démocratie et qu’il ne s’aurait de surcroît être bafoué par un régime officiellement déclaré démocratique, les partis politiques que sont :
ont décidé ce jour, de dénoncer publiquement des manquements graves qui portent atteinte aux droits des partis et à la démocratie de notre cher pays le Burkina Faso. Ainsi, considérant :
Nous déclarons donc publiquement et sur la base de ce qui précède, que si nous ne prenions tous garde, nous évoluerons progressivement vers l’installation insidieuse d’un bipartisme imposé dont les deux entités visibles seront constituées d’une majorité et d’une opposition complice, contrairement à la Constitution qui reconnait en son article 13, l’indépendance et la liberté de constitution des partis politiques.
Dans une manœuvre progressiste et continue, s’il venait à mettre officieusement sous sa houlette, un chef de file de l’opposition dont le principal rôle sera de contenir l’opposition à son profit, alors nous assisterons sans ambages à l’effectivité d’un rouleau compresseur politique qui écrasera tout sur son passage sans aucune possibilité de contradictions constructives dans notre pays.
Nous croyons à la justice, particulièrement à la justice sociale et notre conviction est qu’elle doit constituer un véritable tremplin pour le développement de notre cher pays. Nous affirmons à nouveau sans détour, qu’un régime civil qui se déclare publiquement démocratique doit aussi accepter les règles qu’impose la démocratie à savoir le respect des libertés politiques ainsi que des droits humains en conjonction avec l’effectivité d’un système réel de contre-pouvoir au profit de la nation.
Sur la base donc des faits ci-dessus évoqués, il ne serait aucunement de trop, de s’interroger publiquement si une administration publique à travers des correspondances adressées à certains opposants au regard de leurs simples affirmations publiques de ne pas s’affilier au CFOP, ne s’érige pas en porte-voix du CFOP ? Ou ne décide-t-elle pas de le (CFOP) défendre indirectement et subtilement en vue de le rendre fort à son profit ? Au point de vouloir que toute l’opposition se range donc derrière lui (CFOP).
Autant d’interrogations légitimes dont la probabilité d’une réponse affirmative donne froid au dos avec ces manœuvres, de dévitalisation et de colonisation de l’opposition, accompagnée de la bénédiction sans équivoque de certains leaders dit de l’opposition mais qui, dans la pratique s’opposent la journée mais partage la table du pouvoir la nuit.
Tout en reconnaissant également qu’au regard de son pouvoir discrétionnaire, l’administration a pleinement le droit de discuter avec qui elle souhaite ; cependant, elle n’a pas le droit de persécuter qui que ce soit au regard de sa son choix politique respectueux des lois.
Pour notre part, nous refusons publiquement une quelconque affiliation au CFOP qui pourrait mettre en péril l’opposition et nous nous assumons dans ce sens parce que nous croyons fermement que chaque entité doit rester indépendante dans son rôle républicain.
A présent, en nous adressant spécifiquement aux populations qui souffrent entre autre du chômage couplée à une absence de perspective d’avenir pour la majorité d’entre elles, du désagrègement du système éducatif, d’une couverture sanitaire loin des attentes, de l’insécurité quasi permanente ; nous leurs disons qu’au lieu de rester passif par rapport à la question politique en général ou de se laisser duper facilement par des billets de banque à certains moments et souffrir pendant d’autres moments, il est grand temps de porter un regard analytique sur le milieu politique afin de savoir réellement qui fait quoi ? Qui prône quoi et pourquoi ? Qui est impliqué dans quoi ?
C’est seulement au prix de l’intérêt porté sur l’Etat, les libertés publiques et démocratiques, les conditions réelles de la concurrence politique, qu’il sera possible de confier votre confiance à des leaders qui le méritent vraiment et qui seront capable de conduire le pays tout entier vers un présent et un devenir meilleur pour tous. A défaut, en restant dans cette passivité improductive, cela fera de nous, des complices de ces captieuses entreprises de sabordination des acquis démocratiques, de l’opposition véritable et du droit à la différence.
En démocratie, l’éveil, la veille citoyenne et l’engagement constant du peuple pour la gestion du bien public sont incontestablement des facteurs déterminants pour le développement et la stabilité d’un pays. C’est en cela que constitue d’une part, notre ardent souhait de voir notre peuple s’impliqué avec discernement et d’autre part, le socle de nos profondes convictions politiques à savoir le respect des droits et le bien-être de tous les Burkinabè sans distinction aucune.





