Africa-Press – Burkina Faso. La Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) a tenu sa première Assemblée générale ordinaire (AGO), le jeudi 5 février 2026, à Ouagadougou. L’évènement s’est déroulé dans le cadre des Journées du patronat burkinabè, en présence des délégations des patronats du Mali et du Togo. Elles ont lieu les 5 et 6 février sous le patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Une rencontre stratégique marquée par un message de résilience, de projection et d’engagement, porté par le président de la COGEF, Idrissa Nassa.
Dès l’ouverture des travaux, le président de la COGEF a invité les participants à une pensée profonde et solidaire à l’endroit des forces de défense et de sécurité, des volontaires pour la défense de la patrie, ainsi que de toutes les victimes du terrorisme. Une minute de silence a été observée en leur mémoire, rappelant le contexte sécuritaire exigeant dans lequel évoluent les entreprises burkinabè et l’impératif de cohésion nationale.
Une gouvernance tournée vers l’évaluation et l’anticipation
L’Assemblée générale mixte, a rappelé le président, constitue un moment clé de la gouvernance de la COGEF, anciennement appelée Conseil national du patronat burkinabè (CNPB). Elle permet non seulement d’évaluer les performances de l’organisation, mais aussi de tirer les enseignements nécessaires, de prendre des décisions structurantes et de définir les orientations stratégiques pour l’année à venir.
Dans un contexte national exigeant, l’année 2025 a été qualifiée d’année de défis mais aussi de consolidation. La COGEF a poursuivi son rôle de représentation, de plaidoyer et d’accompagnement du secteur privé, en renforçant notamment le dialogue public-privé et sa participation aux réflexions nationales sur les réformes économiques et l’amélioration de l’environnement des affaires.
Des avancées structurantes malgré un contexte difficile
Le président de la COGEF a mis en lumière plusieurs acquis majeurs enregistrés en 2025. Parmi eux, le changement de dénomination sociale de l’organisation, symbole d’une ambition élargie et d’une vision renouvelée au service de toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité. La finalisation de l’acquisition de deux terrains ouvre également la voie à la construction d’un siège digne du rôle de la confédération, tandis que l’installation officielle des treize COGEF régionales marque une étape décisive dans l’ancrage territorial de l’organisation.
À cela s’ajoutent la signature de conventions stratégiques avec plusieurs partenaires de référence, renforçant les capacités de financement, de formation et d’accompagnement des entreprises, en particulier les PME/PMI.
2026, une année de projection, d’impact et d’audace
Pour Idrissa Nassa, l’année 2026 doit être celle de l’action concertée et de l’impact. Dans un environnement marqué par des mutations économiques profondes et des défis sécuritaires persistants, mais aussi par de réelles opportunités de transformation structurelle, la COGEF entend se positionner comme une institution moderne, crédible et influente.
Parmi les priorités annoncées figurent la pose de la première pierre du futur siège, la poursuite de l’opérationnalisation des COGEF régionales, le renforcement de l’autonomisation financière de l’organisation et l’ouverture de bureaux de liaison en Côte d’Ivoire et au Togo.
La COGEF ambitionne également de déployer un important projet en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, tout en intensifiant le renforcement des capacités des PME/PMI et la promotion de l’investissement productif, de la production et de la transformation locale.
Faire de la COGEF un acteur incontournable du développement
Plaçant 2026 sous le signe de l’engagement, de la rigueur et de l’innovation, le président de la COGEF a appelé à l’unité et à la responsabilité collective. Il a réaffirmé la détermination de la confédération à défendre les intérêts de ses membres et à œuvrer à un partenariat efficace et constructif avec l’État et les partenaires au développement. « C’est ensemble, unis dans la diversité de nos secteurs et de nos expériences, que nous pourrons renforcer l’impact du secteur privé et consolider la place de la COGEF comme interlocutrice incontournable du développement économique et social du Burkina Faso », a-t-il conclu.
Vœux et reconnaissance aux acteurs du secteur privé
À l’issue de l’AGO, une cérémonie de présentation de vœux du nouvel an au président de la COGEF a été organisée. À cette occasion, le premier vice-président, Al Hassane Siénou, a, au nom du bureau et de l’ensemble des membres, adressé ses vœux les plus chaleureux à Idrissa Nassa. Il a formulé des souhaits de santé, de paix, de longévité et de réussite, tant pour le président et sa famille que pour le Burkina Faso. Il a également exprimé l’espoir d’une année 2026 placée sous le signe de l’espérance, du renouveau et de la prospérité aux plans national, sous-régional et international.
Revenant sur l’année 2025, qualifiée d’exigeante et marquée par de grands défis économiques, sécuritaires et sociaux, Al Hassane Siénou a salué la capacité de résilience du patronat burkinabè. Il a souligné que grâce au leadership éclairé, à la vision stratégique et à l’engagement constant du président de la COGEF en faveur du dialogue public-privé, l’organisation est demeurée debout, proactive et force de propositions pour l’économie nationale. Des efforts et des réalisations qu’il a tenus à féliciter, au nom de l’ensemble des membres.
Sous la conduite d’Idrissa Nassa, a-t-il poursuivi, la COGEF a consolidé sa crédibilité et renforcé sa voix, affirmant davantage son rôle central dans la promotion du développement du secteur privé, de la création de richesses et d’emplois, ainsi que dans la quête de la souveraineté économique du Burkina Faso. Le premier vice-président a mis en exergue plusieurs actions structurantes ayant marqué l’année 2025, notamment l’installation des treize COGEF régionales, le changement de dénomination et de charte graphique consacrant la transformation du CNPB en COGEF, la signature de conventions stratégiques, l’élaboration du plan stratégique de développement 2025-2029, ainsi que le lancement de projets majeurs en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes.
Se projetant sur l’année 2026, Al Hassane Siénou a réaffirmé l’engagement total du bureau et des membres de la COGEF aux côtés de leur président. Il a assuré de leur disponibilité à accompagner les réformes, à renforcer la compétitivité des entreprises et à contribuer activement au développement économique et social du pays. Exprimant le souhait de voir le patronat burkinabè poursuivre et amplifier sa dynamique de modernisation, de solidarité et d’influence positive sur les politiques économiques, il a conclu en formulant des vœux de plein succès aux actions du président, appelées, selon lui, à continuer d’inspirer l’ensemble des acteurs économiques.
Idrissa Nassa a aussi adressé ses vœux de santé, de paix et de réussite aux chefs d’entreprises, à leurs familles et à l’ensemble de leurs collaborateurs. Il a salué la forte mobilisation des membres, symbole de leur attachement à la COGEF et de leur volonté commune de contribuer activement au renforcement du secteur privé national. « Votre présence traduit votre engagement et votre fidélité à notre confédération », a-t-il souligné, tout en remerciant les entreprises pour leur constance et leur contribution à la dynamique collective.
Dans un élan de reconnaissance et de convivialité, les membres de la COGEF ont tenu à honorer leur président, Idrissa Nassa, pour son leadership éclairé et son engagement constant à la tête de la confédération, en lui offrant un présent symbolique. Un geste fort, salué par de chaleureux applaudissements, qui traduit la confiance et l’estime du patronat burkinabè à son égard.
Le président de la COGEF, à son tour, a distingué plusieurs collaborateurs, mettant en lumière leur détermination, leur sens du sacrifice et leur contribution décisive à la dynamique de rayonnement de l’institution, ainsi qu’aux efforts collectifs visant l’atteinte des objectifs stratégiques fixés.
Au terme de cette cérémonie empreinte de solennité et de fraternité, la COGEF est apparue plus que jamais comme un cadre de convergence, de vision et d’engagement au service du secteur privé burkinabè. Portée par un leadership reconnu, une gouvernance renforcée et une volonté collective affirmée, la confédération aborde l’année 2026 avec détermination et confiance. Entre consolidation des acquis et ambitions renouvelées, le patronat burkinabè entend ainsi jouer pleinement sa partition dans la construction d’une économie plus résiliente, inclusive et créatrice de valeur pour le Burkina Faso.
Hamed Nanéma
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