Conflits et résilience au Burkina : Interpeace apporte une analyse participative par un rapport

Conflits et résilience au Burkina : Interpeace apporte une analyse participative par un rapport
Conflits et résilience au Burkina : Interpeace apporte une analyse participative par un rapport

Africa-PressBurkina Faso. L’ONG Interpeace a rendu public son rapport sur les conflits et la résilience au Burkina Faso, au cours d’une cérémonie de lancement officiel ce jeudi 29 avril 2021 à Ouagadougou. Les résultats de l’analyse sur les facteurs de conflits et de résilience ont été présentés aux autorités et les partenaires présents pour la circonstance.

A travers le projet « Jeter les bases d’une paix durable au Burkina Faso : analyse participative des facteurs de conflit et de résilience », l’ONG Interpeace est allée vers les populations pour générer une compréhension partagée de la conflictualité et des capacités endogènes de résilience. Ainsi, en octobre 2019, les agents de cette ONG ont commencé leur recherche. Selon le représentant pays d’Interpeace au Burkina Faso, Cheick Fayçal Traoré, l’analyse participative a été conduite sur l’ensemble du territoire national à travers les treize régions du pays dont plus de 130 localités.

En présentant la synthèse du rapport, le chercheur Marius Soma a indiqué que 2396 personnes ont été enquêtées dont 56% étaient des femmes. « Les enquêtés estiment que le développement du Burkina Faso ne se limite qu’à Ouagadougou, ils se sentent délaisser », a-t-il rapporté. Et parmi les éléments qui constituent des facteurs de conflits, les gens ont cité le foncier, la justice, la bonne gouvernance et la sécurité.

Recommandations

Les personnes touchées ne se sont pas contentées de citer les problèmes uniquement. En effet, des recommandations ont été formulées afin qu’il y ait un changement. Les populations elles-mêmes proposent qu’il y ait un rétablissement de la confiance entre l’Etat et sa communauté, une implication active des jeunes et une réforme du système judiciaire et sécuritaire.

Pour un Burkina Faso sans conflit, les enquêtés souhaitent plus de communication contre la stigmatisation et de promotion des valeurs culturelles. Le document de 176 pages propose une responsabilité des collectivités territoriales et des leaders coutumières.

« Ce rapport alimentera le document de la stratégie… »

Selon Cheick Fayçal Traoré, ce rapport est une contribution d’Interpeace à l’ensemble des acteurs pour informer les politiques, stratégies et aider à la prise de décisions pour consolider la paix au Burkina Faso. « Nous fondons l’espoir qu’il puisse alimenter la réflexion autour de la stratégie nationale de cohésion sociale et bien d’autres », a-t-il affirmé.

Cette affirmation a été bien reçue par les autorités politiques présentes à la cérémonie. La ministre déléguée chargée de la Décentralisation, Madiara Sagnon, et le directeur de cabinet du ministre chargé de la Réconciliation nationale, Dramane Ludovic Thiombiano, ont indiqué que ce rapport leur sera d’une grande utilité, car il cadre avec les missions qui leur sont assignées. « Ce rapport alimentera le document de la stratégie nationale de la cohésion sociale », a ajouté Madiara Sagnon.
L’ambassade du royaume des Pays-Bas a réitéré sa volonté, par la voix du chargé d’affaires Maarten Rusch, d’accompagner Interpeace, vu la qualité et l‘importance du présent rapport.

Interpeace est une organisation internationale dont le siège est basé à Genève, en Suisse. Elle accompagne les populations et les autorités dans la consolidation de la paix en renforçant les capacités locales de gestion pacifique des conflits. La représentation du Burkina Faso a vu jour en 2019.

Cryspin Masneang Laoundiki

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