Africa-Press – Burkina Faso. Sous la houlette de l’Association pour le développement de la province du Loroum (ADPL), les ressortissants de cette localité, dans la région du Yaadga, se sont retrouvés le dimanche 8 février 2026 à Ouagadougou, dans le cadre de l’assemblée générale ordinaire de leur faîtière. Bilan des activités de l’année écoulée, mais aussi et surtout perspectives face aux nombreux défis en présence. C’est dans une ambiance de fraternité renforcée et de détermination à faire du Loroum (composé des communes de Banh, Ouindigui, Sollé et Titao) une province de bien-être pour l’ensemble de ses habitants que les participants à cette rencontre statutaire ont regagné leur localité de provenance.
La rencontre, présidée par le président Issoufou Porgo, a d’abord consisté en une présentation du rapport moral à mi-parcours du mandat 2024-2026 du bureau exécutif avant de soumettre à l’assistance le programme d’activités de l’année 2026. Alors, l’exposé du président et du trésorier général, sur respectivement les activités/actions menées et le bilan financier, a permis de noter que les interventions de l’ADPL ont touché plusieurs volets de la vie, surtout les secteurs sociaux de base.
Et cela, sur initiatives personnelles des ressortissants à travers la faîtière, l’Association pour le développement de la province du Loroum ou par des mécanismes de contributions aux actions des autorités. Santé, eau, mobilité, alimentation/nutrition, éducation, lutte contre l’insécurité, agriculture et élevage, promotion de la paix, cohésion sociale, renforcement de capacités humaines et logistiques… tous ces pans ont, dans un contexte local caractérisé par des défis sécuritaire et humanitaire, mobilisé les efforts des ressortissants du Loroum.
Avant d’examiner les perspectives pour l’ADPL de se conformer à la nouvelle loi portant liberté d’association, le bureau exécutif a fait cas également du fonctionnement de la structure. Il s’agit précisément des aspects liés à la poursuite de la mise en place et de l’animation des sections dans les localités du pays, aux actions de solidarité et de mobilisation des ressortissants, à la tenue régulière des instances de l’organe dirigeant, à la participation à des rencontres officielles/administratives au niveau local ou national auxquelles l’association a été conviée, etc. Une flopée d’actions et d’activités que les participants à l’assemblée générale ont félicitées avec des ovations. « C’est énorme, au regard des défis et réalités dans lesquels ces actions et les activités ont été posées et menées », peut-on noter des réactions à la suite de la présentation du rapport.
C’est pourquoi, peut-on augurer, de nombreuses contributions ont été enregistrées sur le programme d’activités 2026 qui a été ensuite soumis à l’examen. Ces perspectives sont articulées autour d’axes stratégiques renfermant des domaines d’activités précis. Ces axes partent du renforcement des capacités organisationnelles et fonctionnelles de l’association à la contribution au renforcement de l’offre de services sociaux de qualité, en passant par la contribution à la promotion des secteurs de production et d’appui à la production (agriculture, élevage et halieutique, environnement et changement climatique, promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes), la contribution à la promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et à l’action humanitaire. La participation à la promotion des activités culturelles et sportives est également identifiée comme axe stratégique et retenue comme telle dans le programme d’activités 2026.
À ce stade, mi-parcours de mandat, le bureau exécutif a été félicité pour le travail abattu et les perspectives dégagées. Les participants ont exhorté les dirigeants à maintenir le cap, lançant par la même occasion un appel général à plus de mobilisation de tous les ressortissants autour de l’ADPL, pour l’intérêt général et le bien-être de la population.
De quoi requinquer le président et son équipe, pour qui le dévouement pour l’intérêt de la province et de la mère patrie n’est pas une option, c’est un devoir.
« Je voudrais traduire ma satisfaction pour la participation, non seulement en termes de nombre, mais également des localités de provenance des uns et des autres. J’apprécie ensuite la qualité des échanges et la sincérité avec laquelle ils se sont déroulés. Cela montre que chacun a vraiment à cœur de donner le meilleur de lui-même pour qu’on puisse avoir des activités, des démarches pour un développement social et économique du Loroum, ancré surtout sur nos valeurs locales et inscrit dans la durabilité. Le principal défi, c’est de parvenir à mobiliser davantage les énergies et les ressources, pour répondre aux nombreux besoins dans la province. Nous sommes une zone avec un défi sécuritaire avéré, ce qui fait qu’il y a d’énormes difficultés sur le volet humanitaire, notamment en termes d’éducation, de production agricole et de bien d’autres domaines. Donc, il y a un besoin massif d’interventions, de contributions et le facteur limitant, ce sont surtout les moyens financiers. Mais nous pensons qu’avec la mobilisation que nous avons vue ce matin, ce sont des questions qu’on pourrait gérer au mieux, afin que les objectifs assignés à l’ADPL et les activités qui ont été planifiées puissent vraiment être atteints », s’est résumé le président Issoufou Porgo à l’issue de la journée de rencontre.
Il a saisi le cadre pour inviter tous les ressortissants, résidant au Burkina ou hors du pays, à œuvrer au raffermissement de la paix, de la fraternité, de la solidarité, de l’unité nationale. « L’union fait la force ; chacun, là où il se trouve, est un agent de développement. Il n’y a ni grand ni petit agent de développement ; chacun peut faire quelque chose, apporter sa contribution en fonction de ses capacités, pour qu’on puisse construire ensemble le Loroum. Donc, l’apport de tous est demandé (matériel, financier, conseils, propositions, etc.) ; parce qu’aujourd’hui, si nous voulons un développement durable, il faut qu’il soit un développement endogène, et nous sommes les premiers artisans de notre propre développement », a soutenu le premier responsable de l’association, M. Porgo.
Les participants sont, eux, ressortis de cette assemblée générale ordinaire avec des sentiments de devoir accompli envers la cause commune et plus d’engagement pour le bien de la population.
Célestin Belem, résidant à Ouagadougou, apprécie « fortement » cette rencontre « parce que sa tenue effective a d’abord permis de réunir des ressortissants des quatre communes de la province. Ce qui est, en elle-même, un grand défi relevé. Ensuite, le bureau exécutif est à féliciter pour l’énorme travail abattu ; il a posé des actes bénéfiques à l’ensemble de la province. Personnellement, ce qui m’a le plus marqué, c’est la participation massive de ressortissants venus de Ouahigouya et d’autres localités. Ce signe d’engagement mérite également d’être relevé. Nous sommes heureux et souhaitons que les choses avancent dans cet esprit, pour le bonheur de la localité, car la vocation même de l’ADPL, c’est le rayonnement de la province. Il y a beaucoup de défis dans la province, mais avec cette détermination de l’association, nous sommes convaincus que de nombreux challenges seront relevés. C’est la raison pour laquelle nous sommes tous mobilisés pour que l’association aille de l’avant, dans l’intérêt de l’ensemble de la population ».
Venant de Ouahigouya, Bintou Kagoné rend d’abord grâce pour la tenue de cette rencontre qui, convainc-t-elle, unit davantage les filles et fils du Loroum. « L’ADPL est notre identité. Nous avons répondu à l’appel du bureau exécutif, pour venir écouter le bilan des activités menées et échanger sur l’avenir. Notre délégation est composée de ressortissants des quatre communes qui composent la province. Nous avons formé une seule équipe pour venir à cette rencontre, car, pour nous, c’est la mère patrie qui appelle. Je salue particulièrement la présence à cette rencontre de nos mamans, des femmes. Une société, ce sont les femmes ; on dit que la femme est le pilier de la société. C’est pourquoi, dans la délégation, vous y trouvez assez de femmes ; le bien-être de la province les préoccupe. Elles ont tenu à être là pour véhiculer le message de fraternité, de tolérance, de cohésion sociale, de solidarité. Durant la rencontre, elles ont pris la parole pour envoyer des messages forts dans ce sens et j’en suis vraiment fière. En tant que mère, j’invite l’ensemble des ressortissants et de la population du Loroum à se serrer les coudes. Ensemble, il n’y a pas ce qu’on ne peut pas arranger. Alors, resserrons encore les rangs autour de la mère-patrie ».
Pour Mahamadi Ouédraogo, membre du bureau, résidant à Ouagadougou, c’est une fierté, au regard de l’accueil qui a été réservé au bilan à mi-parcours. « Nous disons merci à tous les participants et demandons toujours à Dieu de bénir nos œuvres de construction, qu’il nous donne la force d’être utiles aux autres. Je profite donc de votre micro pour lancer un appel à tous les ressortissants, à se mobiliser davantage autour de cette organisation, car c’est une question d’intérêt général. Avec l’engagement pris par l’assemblée générale, et par chacun de nous, on est convaincus qu’on va y arriver, car il y a du dynamisme ».
Hamidou Yabao, résidant à Ouahigouya (chef-lieu de la région), représentant la jeunesse: « Personnellement, je salue la diversité de provenance des participants à cette assemblée générale. Ensuite, j’ai vraiment apprécié le bilan (à mi-parcours) du bureau ; de nombreuses actions ont été posées dans les domaines sociaux comme la santé, l’éducation et également des activités de développement. Malgré le contexte difficile, les gens ont mouillé le maillot et cela doit être salué. Nous connaissons tous les grands défis de la province, les participants en ont discuté et des propositions ont été faites. Nous repartons donc avec plus de détermination pour réussir les missions de l’ADPL ».
En ce qui le concerne, Yassia Yabao se réjouit également d’avoir pu répondre à l’appel. « Quand nous avons eu l’information de la rencontre, nous n’avons pas hésité à prendre des dispositions pour participer. Je puis vous assurer que je ne regrette pas d’y avoir pris part, car les échanges ont été fructueux. Les gens ont parlé et fait des propositions pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement. Cette journée a été également un moment de retrouvailles pour certains, ce qui est bénéfique à tout point de vue. De retour, je vais faire le point des échanges à ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas pu effectuer le déplacement, surtout aux jeunes, et les inviter à plus de mobilisation derrière cette cause noble ».
Tidiane Belem dit “Monrè” (leader religieux) bénit les participants et exprime sa satisfaction d’y avoir pris part. « S’unir est déjà une victoire et personnellement, je ne m’attendais pas à une telle participation. C’est sûr que les prochaines rencontres ne pourront pas contenir du monde, car de retour, chacun de nous va faire un compte-rendu et mobiliser davantage dans son milieu. J’encourage le bureau de l’association à maintenir cet esprit à fédérer. J’encourage tous les ressortissants à l’unité et à la solidarité, car l’union fait la force. Ayons l’esprit des fourmis.
Quand une fourmi, dans sa balade, découvre une perdrix morte, elle se retourne pour aller appeler les autres: “Venez, il y a de la nourriture là-bas, on va se mettre ensemble pour l’envoyer à la maison.” Voyez-vous ; seule, une fourmi ne peut pas soulever une perdrix morte. Mais lorsqu’elle part appeler les autres, elles s’organisent, viennent ensemble et arrivent à soulever leur gibier pour l’envoyer à la maison. C’est cela l’esprit d’union. Quand vous vous mettez ensemble, il n’y a rien que vous ne puissiez faire. Seul, on croit gagner, mais en réalité, on ne gagne pas. Soyons donc des hommes solidaires, justes, humbles, avec un esprit de partage et de construction ».
Saïbou Tao, quant à lui, confie: « Je suis heureux d’avoir participé à cette assemblée générale et retiens que chacun doit, partout où il se trouve, se battre pour l’intérêt général, pour la mère patrie. Chacun doit également être une personne de droiture dans sa vie de tous les jours. J’invite donc chacun à mettre la main à la pâte, pour construire et promouvoir la paix et le développement ».
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