Intervention en milieu pénitentiaire au Burkina : Les OSC formées sur les moyens d’actions juridiques et le respect des droits humains

Intervention en milieu pénitentiaire au Burkina : Les OSC formées sur les moyens d’actions juridiques et le respect des droits humains
Intervention en milieu pénitentiaire au Burkina : Les OSC formées sur les moyens d’actions juridiques et le respect des droits humains

Africa-PressBurkina Faso. Le directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, Ousseni Ouédraogo, a ouvert, ce mardi 14 septembre 2021 à Ouagadougou, l’atelier de renforcement des capacités des organisations de la société civile (OSC) intervenant en milieu pénitentiaire. Un atelier qui se tient du 14 au 17 septembre 2021 dans la capitale burkinabè.

Ils sont au total une trentaine de représentants issus de quinze OSCs venues des trois zones cibles du projet, notamment Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et de Fada N’Gourma, qui prennent part à cet atelier de renforcement des capacités. Pendant quatre jours (du 14 au 17 septembre 2021), ces acteurs de la société civile intervenant en milieu carcéral seront outillés sur plusieurs modules concernant les moyens d’actions juridiques et les droits humains.

La formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de promotion des droits humains et d’amélioration des conditions carcérales (PRODHACC) mis en œuvre dans ces trois villes citées ci-dessus. Son but, c’est d’intégrer d’abord le recours aux institutions juridiques et administratives dans le répertoire d’action des intervenants pénitentiaires. L’autre objectif visé concernant le monitoring des droits humains en milieu pénitentiaire, c’est d’outiller les organisations de la société civile intervenant dans le pénitentiaire sur les bonnes méthodes et techniques d’observation des pratiques pénitentiaires.

Pour ce faire, la formation comprendra un volet sur les moyens d’actions juridiques des OSC et une autre sur le monitoring des droits humains en lien avec la gouvernance juridique, avec plusieurs modules. Et ces modules, selon les organisateurs, concernent le suivi/contrôle citoyen des politiques pénales, le plaidoyer parlementaire et gouvernemental sur l’amélioration de la politique pénitentiaire ainsi que la pratique du contentieux stratégique.

Promouvoir le respect des droits humains des détenus

De l’avis du directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, Ousseni Ouédraogo, la mise en œuvre de ce projet va contribuer à l’amélioration des conditions carcérales au Burkina en favorisant la réinsertion des détenus d’une part et d’autre part en promouvant le respect des droits humains des prisonniers en conformité avec les standards internationaux.

Car le Burkina Faso, dit-il, est l’un des nombreux pays à avoir reconnu que, là où l’Etat a des ressources limitées pour faciliter l’accès au droit des personnes détenues, les OSC peuvent jouer un rôle dans la promotion et la protection de ce droit. Tout en rappelant que le plan d’action de la Déclaration de Kampala sur les conditions de détention en Afrique de 1996 a souligné le rôle important que doivent jouer les organisations non gouvernementales dans les prisons et que celles-ci doivent avoir un accès facile aux lieux de détention.

Et concernant le cas du Burkina, M. Ouédraogo a indiqué que la loi portant régime pénitentiaire adoptée en 2017, consacre ses articles 154 à 162 aux intervenants pénitentiaires ainsi qu’au rôle qu’ils sont amenés à jouer dans la protection des droits fondamentaux des personnes détenues. C’est donc avec bonheur, précise Ousseni Ouédraogo, que sa direction a accueilli et loué l’initiative du Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) qui vise à traiter la question sous l’angle à la fois de la mobilisation des intervenants pénitentiaires et des acteurs de la chaîne pénale en faveur de l’amélioration des conditions de détention des pensionnaires des établissements pénitentiaires.

Le président du conseil d’administration du CQDJ, Sosthène Ouédraogo, après avoir salué la collaboration franche des premiers responsables de la maison d’arrêt de correction de Ouagadougou et des autres villes où le projet a été mis en place pour deux ans, est également revenu sur le but visé à terme. Et selon lui, il est entendu qu’à la fin du projet, il y ait une amélioration des conditions de détention qui passe par le monitoring, l’assistance matérielle et psycho-sociale mais aussi une amélioration des pratiques de tous les acteurs intervenants dans le secteur.

Toutefois, il faut souligner que le projet de promotion des droits humains et d’amélioration des conditions carcérales dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et de Fada N’Gourma dénommé PRODHACC a été initié depuis le 1er janvier 2021 par le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) en consortium avec la fondation Terre des hommes –aide à l’enfance (TDH) et Prisonniers sans frontière. Yvette Zongo

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