Africa-Press – Burkina Faso. Les forces vives de la zone litigieuse de Yagma ont tenu une Assemblée générale (AG) le dimanche 25 février 2024 à Yagma. Il s’est agi de présenter la situation du passif foncier à laquelle sont confrontés les résidents de ladite zone.
Les habitants du secteur 37 de l’arrondissement 9 de Ouagadougou se disent menacés de déguerpissement par des particuliers et des opérateurs économiques, se présentant comme les légitimes propriétaires de leurs terres habitées depuis.
Madi Sankara, porte-parole des habitants, a en effet fait cas de menaces multiformes (menaces verbales, convocations au commissariat ou encore procès en justice…) à leur endroit. Ils ont alors sollicité l’intervention des plus hautes autorités pour la résolution du passif foncier.
La Société de construction et de gestion immobilière du Burkina (SOCOGIB), des dires de Boureima Ouédraogo, également habitant de la zone, dit avoir attribué 5 000 parcelles pour environ 13 000 personnes à la mairie. Des parcelles censées leur revenir, restent toujours introuvables, a-t-il déploré.
Il a encore appelé à l’intervention des autorités afin d’éviter tout manquement. « Nous ne voulons rien d’autre que nos parcelles, parce que nous souffrons (…) si on ne regarde pas le cas de Yagma, ce ne sera pas bon », a-t-il déclaré.
Pour Madi Sankara, un autre habitant, cela revêt d’une complicité entre opérateurs économiques et huissiers de justice. « Je crois que ce sont des opérateurs économiques qui viennent ici avec des documents délivrés par la justice soi-disant que nous sommes assis sur leurs parcelles. (…)
En 2012, ils ont arrêté le lotissement (…), jusqu’à présent on attend qu’on puisse gérer nos problèmes, mais à notre grande surprise des personnes viennent pour nous déguerpir en complicité avec des huissiers de la justice. (…) La SOCOGIB dit qu’elle a une cité ici, nous, on veut qu’elle annule sa cité et on nous les attribue », a-t-il lâché.
Les forces vives de la zone litigieuse de Yagma disent avoir fait recours au Président de la délégation spéciale (PDS) de leur mairie. Démarche qui est restée sans issue favorable, ont-elles laissé entendre. Les multiples tentatives de pour avoir la version des faits des autres acteurs cités notamment la SOCOGIB sont restées vaines. En rappel, c’est depuis 2009 que les résidents de la zone de Yagma sont en lutte pour l’obtention de gain de cause.
Phalek PARDEVAN (Stagiaire)
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