Africa-Press – Burkina Faso. Selon nos informations, les assaillants seraient au nombre de 200. Ils seraient venus à moto par binômes depuis le Niger et auraient séjourné non loin du lieu du massacre, avant de passer à l’acte. Les services de sécurité burkinabè pointent des combattants affiliés à l’État islamique au grand Sahara (EIGS), tout en se refusant à confirmer ou infirmer que des arrestations de coupables présumés ont eu lieu dans le cadre de cette affaire.
En attendant, les enquêtes menées par la brigade spéciale des investigations antiterroristes et par la police judiciaire lèvent un coin du voile qui masque les agissements de l’EIGS au Burkina Faso. Toujours selon nos informations, c’est la branche que dirigeait Abou Walid al-Sahraoui qui a commis l’attentat de Seytenga. L’ex-numéro un de l’EIGS est décédé des suites d’une maladie en 2021, et depuis, le flou entoure l’identité de son successeur.
Depuis son implantation dans le pays, l’organisation terroriste est dirigée localement par des cadres tels qu’Abou Ibrahima, qui opère dans la région de Boulkessy, ou Sidiki Harouna Boukari, un lieutenant de l’État islamique installé près de Déou. Enfin, certaines sources citent également Sadou Djibrilla, le bras droit d’Abou Walid al-Sahraoui, actif dans la zone de Tongomayel. C’est à partir de ces bases que ces chefs interviennent dans les provinces de l’Oudalan et de Seno, où se situe Seytenga.
Une opération dénommée « Koural », menée conjointement par les soldats burkinabè et nigériens début juillet, a permis de détruire deux bases terroristes. Une cinquantaine de combattants jihadistes auraient été neutralisés, dont quinze dans les environs de Seytanga, et vingt-deux, près de Sebba. Quatre militaires, dont un Burkinabè et trois Nigériens, ont été blessés, selon un officier burkinabè, qui évoque une collaboration très efficace avec Niamey, incluant notamment un échange d’informations.
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