
Africa-Press – Burkina Faso. A la question d’un des avocats de la partie civile de savoir si il avait un problème particulier avec le témoin Abderrahmane Zétiyenga, le général Gilbert Diendéré a répondu par la négative. Il ajoute que même après les évènements du 15 octobre 1987, il le considérait comme »neutre » parce que n’appartenant à aucun camp.
Selon Gilbert Diendéré, les choses ont commencé à changer lorsqu’il a constaté que Zétiyenga s’était mis du côté de Hyacinthe Kafando, pour combattre les officiers. » Ils exigeaient le grade d’officier parce qu’ils estimaient avoir amené Blaise Compaoré au pouvoir. Je leur ai dit qu’ils ne remplissaient pas les conditions », explique le lieutenant d’alors. C’est dans cette ambiance qualifiée de mauvaise, que les sous-officiers auraient un jour presque séquestré 04 colonels majors.
Quelques temps après, Hyacinthe Kafando a été envoyé à un stage de deux mois pour être officier, et au regard de ses actes d’indiscipline, il devait être arrêté à son retour, mais finalement il n’est pas rentré et est parti en exil. Les éléments qui protestaient avec lui ont été sanctionnés et affectés hors du corps qui était le régiment de sécurité présidentielle.
Les officiers ont alors proposé d’affecter les sous officiers réfractaires hors du RSP et Abderrahmane Zétiyenga faisait partie de ce lot là. Il a ainsi perdu plusieurs avantages que même les officiers n’avaient pas. » Il avait une villa autour du conseil, un véhicule de fonction et bien d’autres avantages », précise le général Diendéré. « Je me suis dit que sa déposition, est une façon de me nuire. Même si il a été affecté hors du corps, je n’avais pas d’intimité avec lui », conclut le général.
Prenant la parole, Abderrahmane Zétiyenga a dit vouloir apporter des rectifications à certains propos tenus par le général. Il a précisé qu’il avait des bisbilles avec Hyacinthe Kafando, à cause du comportement de celui-ci. Et pour ce qui est de la supposée séquestration des 04 colonels majors, Zétiyenga précise que c’était plutôt une réunion convoquée par Hyacinthe Kafando pour parler de la sécurité. Zétiyenga dit même être allé faire le point de la rencontre au général Diendéré après la réunion.
Et pour ce qui est du fait qu’il veuille se venger parce qu’il n’a pas été nommé officier, Zétiyenga réplique « je ne pense pas être allé un seul jour dire au général que je voulais être officier. Le concours était ouvert et nous étions tous informés ». Armelle Ouédraogo
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