Terrorisme au Burkina : « Le vrai problème, c’est qu’il y a des complicités internes », Abraham Badolo

Terrorisme au Burkina : « Le vrai problème, c’est qu’il y a des complicités internes », Abraham Badolo
Terrorisme au Burkina : « Le vrai problème, c’est qu’il y a des complicités internes », Abraham Badolo

Africa-Press – Burkina Faso. L’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a dénoncé les complicités internes qui constituent une entrave à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Elle les a évoquées lors d’une conférence de presse qu’elle a initiée ce jeudi 30 décembre 2021 à Ouagadougou.

Elle a également appelé à la prise de conscience des Burkinabè dans ce combat et a invité le chef de l’État à s’affirmer contre les iniquités des accords militaires avec l’Occident.

« Vous connaissez l’histoire des hélicoptères qui ont été commandés puis livrés et qui devaient être militarisés par un Burkinabè », a rappelé Abraham Badolo, président de l’ADP

« Ce dernier a encaissé l’argent et n’a rien fait, connaissant l’urgence de la situation. S’il avait pu faire son travail, pensez-vous que cela n’aurait pas sauvé des vies ? », a-t-il renchéri. L’ADP a interpellé les citoyens à se remettre en cause en contribuant significativement à freiner l’avancée des hommes armés dans le pays.

« Circulez à Ouagadougou, vous verrez que les gens ne savent même pas que la situation sécuritaire est inquiétante. Les gens sont assis dans les maquis, boivent la bière et insultent les autres sur Facebook », s’est indigné M. Badolo.

L’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a par ailleurs évoqué la question des voix qui s’élèvent pour demander la démission du président du Faso, Roch Kaboré.

Pour l’ADP, il ne suffit pas d’exiger le départ de Roch Kaboré. La question qu’elle pose, est plutôt de savoir ce que proposent ceux qui demandent sa démission.

« Pensez-vous aujourd’hui que le départ de Roch va changer la situation ? Bien que les militaires soient au pouvoir au Mali, cela n’a pas mis fin aux attaques enregistrées », a souligné Abraham Badolo, président de l’ADP.

Pour l’organisation de la société civile, les Burkinabè devraient prendre les choses avec plus de lucidité en conjuguant leurs efforts pour gagner ce combat.

« Les gens pensent que c’est seulement au chef de l’État de trouver des solutions à ce qui nous arrive. Chacun doit apporter sa contribution ! », a mentionné M. Badolo. Pour lui, il faut que les populations Burkinabè se comprennent et s’unissent pour l’intérêt général.

« Quand les terroristes attaquent, ils ne ciblent pas que les militants du MPP. Ils s’en prennent à tout le monde sans distinction d’appartenance politique », dira-t-il.

« Nous n’avons pas deux patries et c’est à nous de nous organiser pour la défendre », a-t-il lancé.

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