Burkina Faso : Baisse du débit d’eau dans certaines localités abritant des sites miniers

Burkina Faso : Baisse du débit d’eau dans certaines localités abritant des sites miniers
Burkina Faso : Baisse du débit d’eau dans certaines localités abritant des sites miniers

Africa-PressBurkina Faso. La Cour des comptes organise trois journées de diffusion et d’échanges avec les différents acteurs de la sphère sociale burkinabè pour présenter les résultats d’un audit qu’elle a mené sur la performance de la surveillance et de la réhabilitation environnementales des sites miniers industriels au Burkina Faso de 2015 à 2019. Pour cette première journée, les hommes et femmes des médias étaient à l’honneur de savoir plus sur cette étude. Les OSC et les représentants des ministères sont attendus respectivement lors des deuxième et troisième journées.

L’étude a porté sur un échantillon de cinq sites miniers dont certains sont en pleine extraction, et d’autres en situation d’arrêt d’exploitation. Il s’agit entre autres de la mine abandonnée de Poura, la mine de Youga qui est toujours en exploitation et la mine de Boudri.

Selon Ahmadé Guenda, un agent de la cour des comptes qui présentait les résultats de l’étude, le choix des sites s’est fait sur la base de l’exploitation afin de voir si les mines respectent le plan de gestion environnementale et sociale.

Sur les mines en arrêt d’exploitation, Il a signifié qu’ils ont vérifié si les mesures qui sont prévues en phase de fermeture d’une mine sont respectées. Également, il a notifié que l’audit s’est intéressé sur les mines en phase de démarrage afin de savoir si l’ensemble des préalables qui concernent cette phase ont été pris en compte.

Concernant les impacts sur la vie même des populations, l’étude rapporte que dans certaines zones abritant les sites miniers, le débit de l’eau a baissé. Les activités de la mine impactent sur le courant d’eau dans ces localités qui est à la base de cette baisse, précise Ahmadé Guenda.

Le premier vice-président de la cour des comptes, Justin Bouda a expliqué que la communication et la diffusion des résultats de cette étude sont « essentielles » afin de susciter une véritable « reddition des comptes dans la gestion des finances publiques ».

Et de poursuivre : « elles participent de la transparence recherchée dans la gestion des finances publiques que la cour a l’obligation de promouvoir en communiquant sur ses travaux d’audit, toute chose qui permet d’informer le citoyen, de renforcer la veille sur le suivi de nos recommandations et de garantir la prise de mesures, changement indispensable à l’amélioration de la gestion des affaires publiques de manière générale ».

Justin Bouda a relevé que tout au long de ces journées de diffusion, un accent sera mis particulièrement sur le partage des conclusions et des recommandations découlant de cette étude.

« Ces journées serviront également d’expérience pour la cour des comptes en vue de l’amélioration progressive de ces pratiques en matière de communication et de partager des résultats de ses travaux d’audit conformément à l’ISSAI 12 », a-t-il explicité.

Selon ses propos, cette communication a pour vocation de partager les principales observations relevées par l’équipe d’audit, les conclusions ainsi que les recommandations formulées afin d’apporter une valeur ajoutée à la protection environnementale des sites miniers au Burkina Faso.

Pour ce qui est de ces recommandations, la cour exhorte au ministère des mines, de l’environnement, des finances et des collectivités territoriales de prendre des dispositions pour la mise en place d’un mécanisme adéquat de coordination de la gestion du fonds pour l’intervention de l’environnement.

Il est également recommandé au ministère de l’environnement de rendre disponibles et accessibles au public les informations sur les coûts actualisés des fonds pour la réhabilitation et la fermeture des sites miniers. La cour lui a recommandé aussi d’instituer la publication des rapports sur la mise en œuvre des plans de réhabilitation et fermeture des sites miniers. En rappel, cet audit a été réalisé grâce au projet d’amélioration de la surveillance de l’industrie extractive en Afrique francophone.

Willy SAGBE et Catherine Aminata SANOU

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