Plus de 20 000 personnes vaccinées contre le Covid-19 en deux semaines

Burkina Faso : Plus de 20 000 personnes vaccinées contre le Covid-19 en deux semaines
Burkina Faso : Plus de 20 000 personnes vaccinées contre le Covid-19 en deux semaines

Africa-PressBurkina Faso. Le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, a animé ce mardi 15 juin 2021 une rencontre d’information des journalistes sur la vaccination contre le Covid-19 au Burkina Faso. Il était entouré de ses collaborateurs, dont le directeur général de la santé publique, Dr Emmanuel Seini.

C’est le 2 juin 2021 qu’a débuté la vaccination contre le Covid-19 au Burkina Faso après avoir reçu 115 200 doses du vaccin Astrazeneca grâce au mécanisme COVAX, le 31 mai 2021. A en croire Dr Emmanuel Seini, directeur général de la santé publique, à la date du 13 juin 2021, ce sont 20 315 personnes qui se sont fait vacciner contre le Covid-19 et jusqu’à présent, aucun cas grave d’effets secondaires n’a été signalé. Preuve, selon le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, que le vaccin est sûr. En tête des régions où se trouve le plus grand nombre de vaccinés, la Boucle du Mouhoun, puis vient le Centre et le Centre-Est qui ferme le trio de tête.

Si le nombre de 20 000 personnes déjà vaccinées en deux semaines a de quoi réjouir le ministre de la Santé en raison des réticences affichées avant l’arrivée du vaccin, il continue d’appeler à l’adhésion de tous à la vaccination contre le Covid-19. « Aujourd’hui, nous sommes à 20 000 personnes vaccinées, c’est en deçà de nos attentes, mais c’est déjà beaucoup et encourageant, en raison surtout de l’absence d’effets secondaires graves qui auraient pu compromettre la poursuite ou encore maintenir le doute dans l’esprit de beaucoup de gens. Aujourd’hui nous avons beaucoup d’arguments depuis que nous avons commencé pour dire à la cible concernée, venez à la vaccination pour que nous puissions rompre la chaine de transmission de cette maladie », s’est-il exprimé.

Il a d’ailleurs annoncé que 1 300 000 doses supplémentaires devraient arriver en août 2021 grâce toujours au mécanisme COVAX, le Burkina Faso n’ayant pas les moyens d’acheter lui-même les doses. Pr Charlemagne Ouédraogo annonce également que la Chine devrait envoyer dans les moments à venir, 300 000 doses de deux vaccins chinois homologués par l’OMS.

Pourquoi uniquement le vaccin Astrazeneca ?

Sur la question de savoir pourquoi utiliser uniquement le vaccin Astrazeneca au Burkina Faso, alors qu’il ne permet pas de lutter contre les autres variants du Covid-19, le ministre répond : « La mise en œuvre de la stratégie vaccinale permet déjà de lutter contre les variants. L’absence de vaccination laisse la place à l’émergence de toutes formes de variants. Et le Burkina Faso est prêt à recevoir d’autres vaccins. Astrazeneca est le premier vaccin que nous avons obtenu grâce au mécanisme COVAX de Gavi (…)

Après Astrazeneca, nous allons recevoir d’autres vaccins qui sont annoncés. Notre partenaire, la République populaire de Chine, est en train de nous préparer 300 000 doses de vaccins. Ces deux types de vaccin ont été homologués par l’OMS : Sinopharm et Sinovac. Nous avons également l’annonce d’autres vaccins, Johnson-Johnson et Pfizer. Nous aurons progressivement tous les vaccins qui ont été homologués au Burkina Faso dans un avenir assez proche. Ça nous permettra de diversifier, chacun selon son penchant pourra opter pour tel ou tel autre vaccin. Mais pour l’instant, le vaccin que nous avons, c’est Astrazeneca qui a été validé et qui a fait preuve de son efficacité. »

La première étape de la vaccination contre le Covid-19 vise 3% de la population, soit plus de 600 000 personnes et concerne le personnel soignant et celui des Nations-Unies, ONG internationales, ainsi que les personnes à risque du fait de leur âge et ayant des comorbidités.

La seconde étape qui vise plus de quatre millions de personnes, soit 17% de la population, concernera les personnes à risque du fait de leur âge (40 ans et plus) et celles vivant avec des comorbidités, le personnel en charge de la sécurité publique, les personnes à risque du fait des comorbidités non incluses dans la tranche d’âge des 40 ans et plus, et les populations déplacées internes et réfugiées. La dernière étape devrait viser 30% de la population et concernera les populations déplacées internes et réfugiées et les personnes d’âge compris entre 18 ans inclus à 40 ans exclu ne présentant aucune comorbidité.

Un plan de communication a été élaboré pour atteindre la cible visée. Et pour ce faire, le ministre de la Santé a sollicité l’accompagnement des journalistes pour porter la bonne information à la population. « Nous avons besoin de votre soutien, hommes de médias, parce que nous nous sommes convaincus que la vaccination est une bonne chose pour chacun de nous et pour le Burkina, individuellement et collectivement », a indiqué Pr Charlemagne Ouédraogo.

 

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