Africa-Press – Burkina Faso. Le Burkina Faso prendra part à la 15e Conférence des parties de la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification (Cop 15), qui aura lieu du 09 au 20 mai prochain à Abidjan en Côte d’Ivoire. Et pour permettre à la délégation d’experts qui participera à la rencontre de jouer pleinement son rôle, un atelier de renforcement de capacités est organisé à leur profit ce jeudi 28 avril 2022. L’initiative est du ministère de l’Environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement (MEEEA) qui bénéficie de l’appui financier du projet Benkadi/Burkina porté par le SPONG.
La Conférence des parties a pour objectif de lutter contre la désertification et d’atténuer les effets de la sécheresse dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, grâce à des mesures efficaces à tous les niveaux, appuyées par des arrangements internationaux de coopération et de partenariat. Depuis 2001, elle a lieu tous les deux ans et permet de faire le point sur la mise en œuvre de la convention et le fonctionnement des arrangements institutionnels et de faciliter l’échange d’informations sur les mesures adoptées par les parties.
Pour un pays comme le Burkina Faso, sérieusement touché par la sécheresse et la désertification, la participation à la Cop 15 revêt un grand intérêt. En effet, si l’on se réfère au Programme de définition des cibles de la Neutralité en matière de dégradation des terres (PDC/NDT), entre 2002 et 2013, c’est 19% du territoire national qui ont été dégradés. Et cette dégradation des terres, met en péril les moyens d’existence des populations qui vivent essentiellement de l’agriculture. Le pays a alors besoin plus que jamais de solutions innovantes, pour améliorer la productivité des terres accessibles, afin de booster la sécurité alimentaire. Et c’est ce à quoi va s’atteler le groupe d’experts qui prendra part à la Cop 15.
Le présent atelier de renforcement des capacités, va donc permettre de mieux outiller la délégation burkinabè sur les thématiques majeures et les négociations de la Cop 15. A en croire Balma Nongbila Eugène, chargé d’études au secrétariat général du MEEEA, qui a représenté la ministre, des présentations seront faites au cours de l’atelier, pour permettre à la délégation burkinabè de connaître son rôle et de participer pleinement aux négociations, afin d’obtenir des partenariats utiles pour améliorer le financement et la mise en œuvre de la neutralité en matière de dégradation des terres. Il a donc invité les participants à l’assiduité à cette formation, qui de son avis n’est pas juste une formalité, mais un creuset d’échanges qui permettra à chacun de jouer pleinement sa partition lors de la Cop 15.
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