Contrôle des surcharges des véhicules : La presse s’imprègne du processus de pesage

Contrôle des surcharges des véhicules : La presse s’imprègne du processus de pesage
Contrôle des surcharges des véhicules : La presse s’imprègne du processus de pesage

Africa-PressBurkina Faso. L’office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé une visite presse de la station de pesage de Tanghin Dassouri, le jeudi 10 juin 2021. L’objectif était de permettre aux journalistes de s’imprégner des modalités de fonctionnement de ladite station et ses innovations en vue de mieux informer l’opinion publique.

Lancée depuis le 21 mai 2021, la station de pesage de Tanghin Dassouri fait partie des cinq stations de pesage dont l’office national de la sécurité routière a décidé de confier la gestion à son partenaire, le Groupe Afrique pesage Burkina SA, dans le cadre d’un projet pilote. Selon le directeur général de l’ONSER, Adama Kouraogo, ce projet est né de la volonté du Conseil d’administration de l’ONASER et des autorités gouvernementales de combler les insuffisances observées dans la gestion des stations de pesage et dans le souci de s’inscrire durablement dans les innovations.

Le projet a une durée de trois ans au cours de laquelle, un Comité de suivi permanent fera un contrôle régulier pour suivre l’évolution. C’est pour permettre aux hommes de médias de comprendre la mode de fonctionnement de cette station de pesage qu’une visite a été organisée en leur faveur, afin de leur permettre de mieux informer l’opinion publique.

En plus de la station de pesage de Tanghin Dassouri, le Groupe Afrique pesage Burkina SA a sous sa responsabilité les stations de pesage de Bobo-Dioulasso, de Banfora, de Dakola, de Niangoloko. Son système de pesage est basé sur le pesage à essieu.

Du processus de pesage d’un véhicule

Selon le responsable des opérations Afrique pesage Burkina SA, Essui Kouadio, le processus de pesage d’un véhicule se passe comme suit : depuis l’entrée, il y a un vérificateur qui fait rentrer le camion sur le site. A l’arrivée, il y a un autre vérificateur qui intercepte le camion et récupère toutes les pièces qu’il faut (la carte grise, l’assurance, etc.) et remet à l’opérateur qui se trouve à l’intérieur.

Ce dernier renseigne les informations dans le logiciel et donne l’ordre pour que le camion puisse passer. Au moment où le camion passe, l’opérateur continue la saisie des données sur la carte grise. A la fin du passage du camion, l’opérateur valide une première vérification pour savoir si le type du camion correspond à ce qui vient de passer, valide le poids et fait sortir la facture.

Cette facture fournit les informations liées au nom du propriétaire du camion et sa destination. S’il y a une surcharge, l’opérateur transmet l’amende à payer à la caisse en fonction de la quantité de surcharge, soit 20 000 FCFA/tonne pour les transports nationaux et 60 000 FCFA/tonne pour les transports internationaux, avant de remettre les documents du véhicule. Au cas échéant, ils sont gardés jusqu’à ce que l’amende soit payée. A écouter Essui Kouadio, aucun frais n’est déboursé pour le pesage sauf en cas de surcharge de poids, comme l’indiquent certaines rumeurs des transporteurs.

Les avantages de la réforme du système

Selon Adama Kouraogo, cette réforme du système de contrôle des véhicules de transport présente plusieurs avantages. On peut retenir la modernisation et le meilleur suivi des équipements des opérations de peser ; la création d’emplois directs pour les jeunes, soit plus de 150 emplois ; l’innovation qui est un facteur important à travers le développement d’un savoir-faire et le transfert de nouvelle technologie.

L’autre aspect mentionné par le directeur général de l’ONASER est la lutte contre la surcharge qui pourra mieux se mener à travers le contrôle régulier des véhicules de transport de marchandises, ainsi que la bonne gestion des recettes. « On observait aussi une baisse drastique des recettes, pendant que le parc automobile de véhicules lourds de transport de marchandises croît chaque année. Cela ne peut s’expliquer que par la déperdition de nos recettes. Raison pour laquelle nous avons décidé d’externaliser cette gestion que nous suivons régulièrement, parce que nous sommes soucieux de l’intérêt de la nation », a-t-il déclaré.

Aux transporteurs qui rejettent ces réformes, il a indiqué qu’il n’y a aucun changement dans ce nouveau processus, c’est juste que la gestion est confiée à une structure spécialisée, Afrique pesage. Toutefois, il est nécessaire que cette nouvelle méthode (pesage à essieu) soit uniformisée à tous les niveaux de contrôle des véhicules pour éviter les incompréhensions entre les contrôleurs et les transporteurs.

 

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