Coopération : L’association Amitiés France-Burkina Faso ne construira plus d’écoles au Burkina

Coopération : L’association Amitiés France-Burkina Faso ne construira plus d’écoles au Burkina
Coopération : L’association Amitiés France-Burkina Faso ne construira plus d’écoles au Burkina

Africa-Press – Burkina Faso. L’association valenciennoise Amitiés France-Burkina Faso (AFBF) qui a construit plus de 300 bâtiments scolaires au Burkina Faso depuis 25 ans vient d’être dissoute au cours d’une assemblée générale. Selon le média français, ‘’La Voix du Nord’, l’insécurité qui règne au « pays des hommes intègres » ne permet plus d’y envoyer de bénévoles car depuis plusieurs années, le pays est pris dans une spirale de violences attribuées à différents groupes armés djihadistes.

L’association Amitiés France-Burkina Faso (AFBF) basée à Valenciennes en France, ne mènera plus d’activités au Burkina Faso en raison de sa dissolution pour cause d’insécurité. Les responsables de l’association se sont réjouis tout de même des actions réalisées au Burkina Faso depuis plus de 20 ans.

« Lors de l’assemblée générale qui a voté la dissolution, il régnait pourtant une bonne ambiance. Nous étions très fiers du bilan de ce quart de siècle qui a vu par exemple des petits-enfants, des premiers élèves scolarisés à partir de 1997, faire leur rentrée dans nos écoles de la région de Banfora. C’est une ville de 50 000 habitants, de la province de la Comoé située à 450 km au sud-ouest de la capitale Ouagadougou », confie le président-fondateur de l’association Paul Deswarte à nos confrères de La Voix du Nord.

« Nous avons construit 175 classes, 68 logements d’enseignants, 37 postes de latrines, 44 magasins et bureaux et quatre cantines, soit 328 bâtiments qui accueillent maintenant 14 000 enfants chaque année. Pour y parvenir, notre association a investi 1 000 000 et 115 000 €. Le financement provient des bénéfices du marché de Ouagadougou que l’association organisait chaque année avec le soutien de la ville et des aides de l’association Res Publica, des entreprises Rabot-Dutilleul, Renard, Lyréco, du Club 33 de Somain et des étudiants de l’IUT », soutient-il.

Des réalisations rendues possibles grâces aux efforts et à la disponibilité des bénévoles de l’association. « Ces constructions n’auraient pas pu voir le jour sans l’immense disponibilité des bénévoles de l’association qui se sont relayés dans la brousse à leurs frais (avion, logement) pour organiser et diriger les chantiers qu’ils ont identifiés et validés avec le ministère de l’Education. Sans oublier les palabres rituels mais indispensables avec le chef de village. Leur travail a consisté à organiser et suivre les chantiers : acheter et acheminer les matériaux, louer des camions, embaucher des maçons avec l’aide des villageois qu’ils ont réussi à impliquer », explique-t-il.

Le journal français rappelle que c’est un hasard qui est à l’origine de cette belle aventure humaine. « Des scouts de Valenciennes avaient voulu construire un local pour des scouts du Burkina Faso. Devant leurs difficultés et malgré leur échec, un ancien scout, Paul Deswarte, n’hésite pas à se rendre sur place en 1994 et découvre le manque criard d’écoles dans la brousse. Il lance alors le projet d’en construire et fonde l’association AFBF avec son épouse, Janine et deux autres Valenciennois, Liane et Sylvain Duparc. Après un départ laborieux la première classe sort de terre en 1996 », explique ‘’La Voix du Nord’’ sur les circonstances de la création de l’association.

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