Africa-Press – Burkina Faso. Alors qu’un enfant africain sur huit âgé de dix ans est incapable de lire ou de comprendre un texte simple, lutter contre la pauvreté éducative est crucial pour réaliser les objectifs de développement du continent, a déclaré un haut responsable de l’Union africaine (UA).
Gaspard Banyankimbona, commissaire à l’Education, Sciences, Technologies et Innovation (ESTI) à la Commission de l’UA, a affirmé que mettre fin à la pauvreté éducative par le biais de réformes fondées sur des données probantes est une nécessité pour que l’Afrique se développe au cours de la prochaine décennie.
Le commissaire a appelé à un engagement politique de haut niveau de la part des gouvernements africains pour placer l’éducation, la science, la technologie et l’innovation au cœur du programme de transformation socio-économique, d’industrialisation et de consolidation de la paix de l’Afrique.
M. Banyankimbona a souligné que la solution à la crise de l’éducation fondamentale en Afrique réside dans l’autonomisation des enseignants.
« Les enseignants sont l’une des parties prenantes les plus importantes dans le processus d’apprentissage », a-t-il indiqué, soulignant que le continent a besoin de 17 millions d’enseignants supplémentaires d’ici 2030 pour atteindre ses objectifs d’éducation universelle.
Il a encouragé les membres de l’UA à investir davantage dans la recherche et le développement pour atteindre l’objectif de 1% de leur produit intérieur brut, à établir des pôles d’innovation nationaux et à intégrer pleinement la Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique dans leurs stratégies nationales.
En 2026, a-t-il indiqué, l’UA devrait lancer le Fonds africain pour l’éducation, la science, la technologie et l’innovation afin de catalyser les investissements dans la formation des enseignants, les technologies éducatives et les laboratoires de compétences.
Selon le commissaire, ce fonds soutiendra l’apprentissage fondamental, le développement des enseignants, la transformation numérique, la commercialisation de la recherche et de l’innovation, l’adéquation des compétences avec les économies verte et numérique, et le renforcement de la maîtrise africaine des systèmes de connaissances.
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