Africa-Press – Burkina Faso. Abdou Simporé exerce depuis 2017 la mécanique de nuit. Une activité qu’il n’a pas forcément choisie par passion, mais qu’il pratique avec joie. Chaque soir, il apporte son savoir-faire aux usagers de la route confrontés à des pannes d’engins. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. La vie n’a pas toujours été tendre avec Abdou, mais il a choisi de se battre plutôt que de s’apitoyer sur son sort.
« On ne peut contrôler les évènements qui surviennent dans notre existence, mais l’on peut maîtriser la manière dont on réagit face à cela. La vie est un long chemin remplie de péripéties, plus il y aura de combats et plus grande sera la récompense », disait Joëlle Laurencin, écrivaine française. Cette maxime résume assez bien le vécu de Abdou Simporé. En effet, dans un passé assez récent, il était commerçant et faisait la navette entre le Burkina Faso et le Nigéria, d’où il ramenait des marchandises diverses qu’il commercialisait. Alors que ses activités fleurissaient et qu’il s’en sortait bien, il est frappé par la maladie. Une maladie qui le cloue au lit pendant deux bonnes années et qui emporte toutes ses économies dans les soins.
Une fois remis sur pied, Abdou choisi la voie de la résilience. Parce qu’attaché à son honneur et à sa dignité, il fait le choix de ne pas tendre la main pour vivre. Il se tourne alors vers la mécanique, une activité qu’il mène chaque jour une fois le soleil couché, au quartier Cissin. Installé aux abords de la voie, à quelques encablures de l’Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM), Abdou Simporé offre ses services aux motocyclistes et automobilistes. Installé dès 17h, il pompe, colle ou change les chambres à air et pneus crevés des véhicules et motos, résout les problèmes de démarrage des engins, etc. Chaque soir, c’est un peu plus d’une vingtaine de clients en quête de ses services qu’il reçoit. Il confie rejoindre son domicilie situé au quartier Boassa, aux alentours de 4h ou 5h du matin. Tant qu’il y a des usagers qui ont besoin de ses services, il se montre disponible. Avec cette activité nocturne, il soutient pouvoir prendre en charge sa petite famille.
Même si Abdou Simporé arrive à tirer son épingle du jeu, les difficultés ne manquent pas. A cause du manque de moyens financiers, il n’a pas de hangar propre à lui. Ses outils sont déposés au bord de la voie et il a obligation de libérer les lieux avant le lever du jour. Il espère un jour, rassembler assez de moyens financiers, pour reprendre son ancienne activité qui est le commerce. En attendant de lendemains meilleurs, c’est avec joie qu’il accueille ses clients et remet sur pied leurs engins.
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