
Africa-Press – Burkina Faso. L’écho de cette nuit tragique du 17 au 18 décembre 2023 reste encore vif chez des citadins de Conakry. La capitale guinéenne a été frappée par l’incendie du plus grand dépôt de carburant de Kaloum. Un drame qui a coûté la vie, selon la presse de ce pays, à une vingtaine de personnes, enregistré environ 200 blessés, des dégâts matériels et jeté le pays et des populations dans des difficultés économiques.
Ce drame vient allonger la liste des explosions dans des grandes villes africaines, du fait du non-respect des règles liées au conditionnement et/ou à la vente de certains produits à hauts risques.
Pas plus tard qu’en septembre 2023, au Bénin, dans une ville située à environ 40 km de la capitale, l’incendie d’un dépôt clandestin d’essence a fait plus de 30 morts. Sept années en arrière, une dizaine de personnes ont péri du fait du non-respect en matière de conditionnement et de vente du carburant.
On se souvient également de cet après-midi de mars 2012 avec l’explosion d’un dépôt d’armement des forces armées congolaises dans le quartier de Mpila, dans la capitale du Congo. Bilan, environ 150 morts, plus de 1 500 blessés, de nombreux dégâts matériels.
En mars 2020, une explosion de gaz dans la capitale nigériane a fait environ 20 morts, plusieurs blessés et plus de 100 maisons incendiées ; cette explosion a été déclenchée lorsqu’un camion a heurté des bouteilles de gaz dans une usine de traitement de gaz à proximité d’un gazoduc installé dans une zone densément peuplée de Lagos, la plus grande ville du continent africain.
La liste de ce type d’incidents, les uns aussi importants que les autres, dans les capitales et autres villes africaines, est malheureusement longue que pernicieuse à renseigner.
Ouagadougou et bien d’autres villes du Burkina n’échappent pas à cette réalité, par laquelle la course effrénée vers le gain et/ou l’ignorance exposent des populations permanemment à de hauts risques. Les incidents liés à l’exploitation illégale de certains secteurs d’activité ou à leur exercice en ignorance totale des règles de sécurité sont nombreux.
C’est dans ce souci qu’ils sont, sans doute, de nombreux citoyens burkinabè à observer et à surtout s’interroger si l’implantation des stations d’essence telle qu’on y assiste actuellement répond à des normes de sécurité. Proximité entre stations-services, installation de pompes à essence et de dépôts de gaz entre des habitations, etc. Certains citoyens ne semblent même pas se gêner de ramener des fûts de produits explosifs dans leurs familles, faisant du coup cohabiter le voisinage avec le danger.
Parlant de la poussée de stations d’essence, la préoccupation avait été soulevée par des journalistes à la faveur d’une conférence, en fin décembre 2021, organisée par le ministère en charge de l’Urbanisme et des villes, sur le bilan de ses activités de l’année. Une inquiétude qu’avait partagé le département, annonçant pour la nouvelle année, des opérations à cet effet (gouvernement emporté par le coup d’Etat de janvier 2022).
Qu’à cela ne tienne, les autorités sont interpellées sur le laxisme qui semble régner dans certains secteurs à hauts risques pour les populations.
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