Un Journaliste de Burunga News passé à tabac, que ses tortionnaires en liberté soient poursuivies

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Un Journaliste de Burunga News passé à tabac, que ses tortionnaires en liberté soient poursuivies
Un Journaliste de Burunga News passé à tabac, que ses tortionnaires en liberté soient poursuivies

Africa-Press – Burundi. Le journal en ligne Burunga News appelle la police et l’administration à tout faire pour que les tortionnaires de son reporter, Léonce Shirambere soient traduits devant la justice.

« Nous venons même maintenant de voir un officier de la Police judicaire mais c’est comme s’il voulait clôturer à la va-vite le dossier, alors qu’il y a des gens qui n’ont même pas été entendus », dénonce le directeur de ce journal.

Les faits remontent au 23 avril. Après une journée de dur labeur dans le quartier de Ngagara, raconte Désiré Nimubona, directeur de ce journal, ce reporter est rentré dans son quartier de Gikungu rural, c’était vers 23 heures mais en cours de route, il a été arrêté par un groupe de gens qui se disaient en train de faire la patrouille, avec à leur tête, un certain Edouard Ndacayisaba, c’est un administratif à la base dans cette localité.

D’après Désiré Nimubona, il y a des gens dans ce groupe qui connaissaient ce journaliste et leur acte semblait être prémédité. « Le groupe lui a sauté dessus, s’est mis à le tabasser jusqu’à le blesser au niveau de l’œil, au bras et au niveau des côtes, selon un rapport médical établi ».

A un certain moment, poursuit-il, il a été contraint de donner à ses tortionnaires de l’argent mais il a refusé et ces derniers ont redoublé d’ardeur. « Ce journaliste est sous traitement mais il semble avoir été affecté moralement ».

Le journal et la victime ont porté plainte contre ce groupe dirigé par une autorité locale, Edouard Ndacayisaba. « Le journal Burunga News demande à la police de mettre devant la justice ces tortionnaires qui sont toujours en liberté après leur forfait ».

Ce journal en ligne appelle l’administration à veiller à la sécurité de ce reporter et à surveiller le comportement de certaines autorités locales qui s’arrogent le droit de violenter les passants ’’dans un pays qui exporte la paix’’. « Il faut les empêcher à ternir l’image du pays », a conclut le directeur du journal en ligne Burunga News dans un communiqué publié ce mercredi 3 mai, au moment où se célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse.

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