Mukaza : les coupures intempestives du courant déstabilisent les petits métiers

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Mukaza : les coupures intempestives du courant déstabilisent les petits métiers
Mukaza : les coupures intempestives du courant déstabilisent les petits métiers

Africa-Press – Burundi. Les pertes sont tellement énormes chez les coiffeurs, les vendeurs du lait, les soudeurs, … suite aux coupures répétitives du courant.

« On ne sait plus quoi faire. On nous chante qu’il y a des nouveaux barrages mais voilà, nous venons de passer plus de 5 heures sans travailler. Comment allons-nous faire vivre nos familles ? », se lamente Eric, un coiffeur de Bwiza, commune Mukaza, maire de Bujumbura.

Ce mardi, il affirme que la coupure a eu lieu à partir de 9 heures pour revenir vers 17 h. « Et là aussi, vers 19 heures, il y a eu une autre coupure. Qu’est ce qui se passe réellement ? Que la Regideso nous dise la vérité », insiste-t-il. Il évalue les pertes à plus de 100 mille BIF par quatre heures de coupures.

Le cas n’est pas isolé. Bosco, un autre coiffeur de Rohero, se lamente aussi. « Avec ces coupures, je ne vois pas comment vais-je payer le loyer. C’est vraiment très difficile ».

Comme Plan B, ce coiffeur possède un groupe électrogène. Malheureusement, déplore-t-il, il ne peut pas l’utiliser par manque du carburant : « Aujourd’hui, on nous a interdit d’aller chercher du carburant dans des bidons. Et voilà, ce groupe électrogène ne me sert presqu’à rien alors que c’était notre recours en cas de coupures du courant ».

Dans les cyber-cafés, la situation est identique. « Que voulez-vous qu’on vous dise. Vous constatez vous-mêmes que tous les ordinateurs sont éteints. Pas même de carburant pour utiliser notre générateur », regrette C.I, une gestionnaire d’un Cyber sis sur l’avenue dénommée ’’Iryamabus’’, entre la 3ème et la 4ème avenues. Pour elle, dans ces conditions, il n’y a pas d’avenir pour ces petits métiers.

Les tenanciers des cafétaria n’en reviennent plus. Joseph est un vendeur du lait, dans le quartier Nyakabiga. Suite aux coupures répétitives, il dit avoir déjà perdu au moins une quarantaine de litres en deux jours. Ce qui fait une perte de plus de 50 mille BIF.

Il déplore aussi qu’à côté de ces coupures du courant, les robinets d’eau sont souvent à secs. « Or, notre métier exige beaucoup d’hygiène. Comment allons-nous y parvenir sans eau en permanence », s’interroge-t-il.

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