Umuzinga Day 2ème Edition : « le Burundi est aux prises avec des opérateurs économiques véreux »

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Umuzinga Day 2ème Edition : « le Burundi est aux prises avec des opérateurs économiques véreux »
Umuzinga Day 2ème Edition : « le Burundi est aux prises avec des opérateurs économiques véreux »

Africa-Press – Burundi. Dialogue Public-Privé, levier d’une croissance économique inclusive », tel est le thème choisi pour la deuxième édition du forum national du secteur privé, ’’Umuzinga Day’’, lancé ce lundi 27 novembre. Le chef de l’Etat s’en est pris encore une fois aux opérateurs économiques qui veulent ruser.

Le gouvernement burundais, la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi, la Banque Mondiale et la Société Financière Internationale vont organiser la seconde édition du Forum National du Secteur Privé du Burundi, dit Umuzinga Day2.

« C’est en rangs serrés que nous devons marcher vers le développement. Au moment où nous organisons ce forum, il y a encore une lutte acharnée, un bras de fer entre certains opérateurs économiques et les institutions étatiques », a tenu à préciser le Chef de l’Etat.

Selon lui, certains entrepreneurs se sont habitués à travailler au noir. « Ils en tiraient profit. Et actuellement l’autorité publique est en pleine lutte pour les ramener à l’ordre, dans le droit chemin », a-t-il fait savoir.

C’est comme un nouveau-né, fait-il remarquer, il pleure comme s’il pouvait retourner dans le sein de sa mère. Pour ces gens véreux, insiste le chef de l’Etat, c’est comme le sevrage, ils vont se mettre à pleurnicher mais il est impossible de faire marche-arrière et c’est pareil pour ces opérateurs économiques qui se complaisent dans leur entêtement préférant continuer leur jeu malsain. « Qu’ils sachent qu’ils n’ont qu’un seul choix : se conformer à la loi. Ils vont ronchonner mais pas question de les laisser faire »

Au cours de ce forum réunissant les représentants du gouvernement burundais et des délégués de la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi, de la Banque Mondiale et de la Société Financière Internationale, le président de la République a fait quelques révélations sur des agissements de certains opérateurs économiques.

« Prenez l’exemple d’un exploitant des minerais dont les ventes à l’extérieur du pays n’apportent rien au trésor public, quand il lui est intimé l’ordre d’arrêter et il se met à pleurnicher. Faut-il céder à ses plaintes et le laisser continuer son business ? », a-t-il demandé.

« Imaginez-vous quelqu’un qui importait 10 conteneurs mais qui n’en déclarait que 2, quand il lui est signifié de payer les taxes pour la totalité de ses importations, il se met crier, faut-il s’apitoyer sur lui et le laisser ? », s’est de nouveau interrogé le chef de l’Etat.

Le président Evariste Ndayishimiye s’est dit engagé à continuer le dialogue avec les opérateurs économiques : « Le thème choisi pour cette 2ème édition du forum baptisé, « Umuzinga Day » : « Dialogue Public-Privé, levier d’une croissance économique inclusive », est très important et ma conviction, c’est qu’il ne peut y avoir de développement sans l’apport du secteur privé, c’est impossible », a-t-il conclu.

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