Retro Politique – La fin du repli sur soi

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Retro Politique – La fin du repli sur soi
Retro Politique – La fin du repli sur soi

Africa-Press – Burundi. Iwacu revisite une année politique marquée par le retour du Burundi sur la scène internationale.

« Je m’engage à être à votre service, tout le monde aura la parole pour exprimer ses doléances. Soyez de bons conseillers avec des idées constructives et non ceux qui veulent notre perte », affirme Révérien Ndikuriyo après son élection à la tête du parti Cndd-Fdd le 23 janvier.

L’ancien président du Sénat a été élu secrétaire général du Cndd-Fdd lors d’un congrès national extraordinaire organisé à Gitega. Il a remplacé le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, à ce poste depuis le 20 août 2016. Ce dernier est devenu président du Conseil des sages.

Dans son discours, le nouveau secrétaire général du Cndd-Fdd a promis d’être un bon leader, un bon pasteur, prêt à servir le parti. Mais d’emblée, il a mis en garde les ‘’Bagumyabanga’’ : « Il ne faut pas être des ‘’brebis égarées tentées d’aller brouter dans le pré du voisin’’.»

Il assure que les fonctions lui confiées sont d’une importance capitale : «C’est une tâche qui n’est pas facile mais elle ne me fait pas peur. C’est le président qui occupait ces fonctions et il a déjà tracé le chemin. Je m’engage à continuer le travail qu’il a déjà commencé. Je m’engage à être un bon pasteur qui connaît toutes ses brebis, chacune par son nom.»

M.Ndikuriyo est revenu sur un des épisodes qui l’ont rendu célèbre auprès de l’opinion : « Je sais que certaines personnes m’en veulent quand j’ai dit : ’’Kora !’’ (Travaillez !), que je suis un criminel, que les jeunes militants de notre parti, les Imbonerakure sont nocifs alors que c’est notre force. Mais qui disent cela ? Ce sont nos détracteurs. Mais quand l’ennemi veut t’anéantir, il frappe là où ta force est concentrée. Qu’on laisse parler les gens », a-t-il rétorqué face à toutes ces critiques.

UE/Gitega : une relation en montagnes russes

« Nous n’avons pas le droit de traîner dans cet exercice de dialogue. Nous devons décoller nos pieds du sol et travailler d’arrache-pied afin de conclure ce dialogue dans les plus brefs délais. Avancer, ce n’est pas regarder constamment en arrière, ou de graviter autour des mêmes points comme une poulie. Avancer signifie plutôt progresser, faire des pas en avant pour s’approcher du point d’achèvement », a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Albert Shingiro. C’était le 2 février lors de la reprise du dialogue entre le Gouvernement burundais et l’Union européenne.

A la tête d’une délégation constituée par les ambassadeurs de France, de la Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas, Claude Bochu, ambassadeur de l’UE au Burundi, a insisté sur la politique des petits pas en citant Robert Louis Stevenson, poète et écrivain écossais : « L’essentiel est le cheminement.» Et d’ajouter : « Le cheminement existe dans une relation et les partenaires se voient et échangent sur des sujets divers. Donc, c’est ensemble qu’ils cheminent.»

Le 9 avril, à l’issue d’échanges confidentiels avec le chef de la diplomatie burundaise, l’ambassadeur Bochu a déclaré à la presse avoir remis une lettre d’invitation pour une tournée européenne. « Il appartiendra au Gouvernement burundais d’en définir certaines modalités de concert avec les autorités françaises ou européennes ». Et d’ajouter que cela faisait longtemps qu’un ministre burundais « n’est plus allé ni à Bruxelles, ni à Paris, donc je suis très content d’avoir fait cela ».

« Les Etats membres de l’UE sont des partenaires très importants pour notre pays depuis de longues années, n’eût-été cette période de 2015-2020 qui a occasionné quelques soucis », a ensuite rappelé le ministre Albert Shingiro.
« Nous commençons à voir le bout du tunnel », s’est félicité le ministre Shingiro.

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