Union africaine : Rien ne justifie les souffrances inouïes infligées par Israël à Gaza

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Union africaine : Rien ne justifie les souffrances inouïes infligées par Israël à Gaza
Union africaine : Rien ne justifie les souffrances inouïes infligées par Israël à Gaza

Africa-Press – Burundi. Dans son exposé oral devant la Cour internationale de justice (CIJ), la représentante de l’Union africaine (UA), Hajer Gueldich, a estimé que rien ne justifie les souffrances inouïes qu’Israël inflige aux habitants de Gaza, ajoutant que la poursuite des exactions de Tel-Aviv en Palestine, malgré les injonctions de la Cour, est le résultat d’une impunité permanente.

C’est ce qui ressort de son exposé oral lors d’une audience tenue par la Cour Internationale de Justice à La Haye, Pays-Bas, suite à une requête d’avis consultatif émanant de l’Assemblée Générale des Nations Unies, concernant les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés.

“Rien ne justifie les souffrances inouïes qu’Israël inflige aux habitants de Gaza, en les privant de nourriture et d’eau, alors que se poursuivent les destructions catastrophiques résultant du ciblage d’habitations et de lieux de culte”, a déclaré Gueldich.

Elle a estimé que “l’escalade des exactions d’Israël contre les Palestiniens à Gaza et dans les territoires occupés et son mépris des décisions de la Cour internationale de justice sont le résultat de son impunité permanente”.

La représentante de l’Union Africaine a rappelé que les Etats membres de l’UA maintiennent leur soutien à la cause palestinienne, car ils éprouvent encore eux-mêmes la souffrance de l’occupation et de la colonisation que l’Occident a fait subir à leurs terres pendant plusieurs générations.

Gueldich a condamné les violentes opérations militaires israéliennes visant à contraindre les Palestiniens de Gaza à une migration forcée et à créer de nouvelles conditions de “nakba”, pour effacer de manière catastrophique la présence palestinienne de ses terres.

Elle a rappelé qu’il y a quelques semaines, la Cour a reconnu la terrible réalité à laquelle sont confrontés les Palestiniens de Gaza, par le biais d’indication de mesures conservatoires, suite au recours intenté devant elle par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël d’être impliqué dans un génocide.

Elle a souligné que les Palestiniens sont, depuis près d’un siècle, victimes de déplacements, de meurtres, d’apartheid, de restrictions, de blocus, de guerres et d’escalade de la violence de la part d’Israël, la dernière en date étant la féroce machine de guerre lancée contre Gaza.

Cela coïncide avec l’expiration du délai d’un mois accordé à Israël par la Cour internationale de justice – la plus haute instance judiciaire des Nations unies -, pour présenter un rapport sur l’étendue de l’application des mesures conservatoires indiquées dans l’arrêt du 26 janvier, à savoir prendre des mesures visant à prévenir les actes à caractère génocidaire contre les Palestiniens et à améliorer la situation humanitaire dans la Bande de Gaza, , assiégée par Israël depuis 17 ans, dans le cadre du recours pour “crime de génocide” intenté contre Israël par l’Afrique du Sud.

Les arrêts rendus par la Cour, qui tranche les différends entre États, sont juridiquement contraignants, mais elle ne dispose d’aucun moyen pour les faire appliquer.

Israël mène une guerre dévastatrice contre la Bande de Gaza, depuis le 7 octobre 2023, faisant des dizaines de milliers de victimes civiles, pour la plupart des femmes et des enfants, en plus d’une catastrophe humanitaire sans précédent et d’une destruction massive des infrastructures de l’enclave, selon les autorités palestiniennes et l’ONU.

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