Prêt-bourse, un casse-tête pour les étudiants

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Prêt-bourse, un casse-tête pour les étudiants
Prêt-bourse, un casse-tête pour les étudiants

Africa-Press – Burundi. Les étudiants se sont plaints du retard dans le paiement de leur prêt-bourse. Faute de moyens, ils vivent dans des conditions très précaires.

Les étudiants de l’Université du Burundi originaires des provinces, qui n’ont pas de famille à Bujumbura, pâtissent davantage du retard dans le paiement du prêt-bourse. Ils doivent trouver des chambrettes miteuses à louer et se prendre en charge. Un défi pas toujours facile à relever.

« Nous habitons une maison d’une chambre et un salon qu’on partage à quatre. Nous la louons à 60 mille francs, ce qui nous fait 15 mille à payer chacun à la fin du mois », a raconté un étudiant de l’UB.

Dans un long texte publié sur les réseaux sociaux, Jean Claude Karerwa Ndenzako, chef du bureau politique et socio-culturel à la présidence a expliqué les causes de ces retards. Il a, entre autres, parlé d’un budget insuffisant, des retards dans l’établissement des listes et des contrats entre les étudiants et le gouvernement régissant ces prêts, mais également de la Régie nationale des postes qui ne compte qu’un seul guichet pour l’ouverture des comptes.

Alors que le nombre d’étudiants percevant le prêt-bourse n’a cessé d’augmenter depuis l’année académique 2017-2018, année de l’instauration du système, le budget alloué à cette fin n’a été revu à la hausse qu’au cours de l’année académique en cours (2020-2021).
Le nombre de boursiers est passé de 2.500 à 4.900, mais le budget est resté à peu près 12 milliards de BIF, sauf pour cette année où il a été revu à la hausse (699 milliards de BIF).

Sur les retards dans le paiement du prêt- bourse, le directeur du Bureau des bourses et stages au sein du ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique a corroboré les explications de M. Karerwa. Selon lui, le ministère des Finances ne tient pas compte de l’effectif prévisionnel des étudiants dans l’octroi du budget.
Ce directeur du Bureau des bourses et stages a également regretté que les listes définitives des étudiants et les contrats (accord entre les étudiants et le gouvernement régissant l’octroi des prêts-bourses) parviennent au ministère en retard après des mois d’attente.

Un ouf de soulagement

Le 29 septembre 2021, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a ramené, à deux mois au lieu de trois mois, l’octroi du prêt-bourse.

Une décision unanimement saluée par tous les étudiants bénéficiaires, particulièrement ceux de l’Université du Burundi.
« Nous saluons cette décision, car passer trois mois sans percevoir le prêt-bourse, avec des familles à faibles revenus, la vie était insupportable», s’est réjoui un des étudiants de l’UB. Pour joindre les deux bouts du mois, cet étudiant de la faculté des Sciences a confié qu’il se rabattait sur le commerce des cartes de rechange. Ce qui le contraignait à s’absenter aux cours.
Cette décision a commencé à être mise en application depuis octobre dernier.

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