Africa. La Chine s’est engagée à verser 3,49 millions de dollars pour renforcer les services de prévention du VIH en Afrique du Sud au cours des deux prochaines années, dans le cadre d’un nouveau partenariat facilité par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).
L’ambassadeur de Chine en Afrique du Sud, Wu Peng, a déclaré que cette initiative reflétait l’engagement de Pékin à soutenir la santé publique africaine et à renforcer les efforts mondiaux contre le VIH.
L’Afrique du Sud, qui compte la plus grande population de personnes vivant avec le VIH, dépendait jusqu’à récemment des États-Unis, qui finançaient environ 17 % de son budget de lutte contre le virus, soit plus de 400 millions de dollars par an, avant que Washington ne réduise son aide internationale début 2025.
La subvention chinoise ciblera principalement les jeunes et les usagers de drogues injectables, considérés comme les groupes les plus exposés.
Le ministre sud-africain de la Santé, Aaron Motsoaledi, a salué ce soutien, affirmant qu’il renforcera la capacité du pays à répondre à l’épidémie.
Pendant que les États-Unis déploient actuellement le nouveau traitement préventif Lenacapavir dans douze pays africains — dont l’Afrique du Sud ne fait pas partie — les relations entre Pretoria et Washington se sont dégradées depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.
Selon Jeremy Lewin, haut responsable américain de l’aide extérieure, les pays disposant de ressources substantielles comme l’Afrique du Sud devraient financer leurs propres programmes. Déjà, Pretoria prend en charge 83 % de son programme national contre le VIH.
Le projet soutenu par la Chine bénéficiera à 54 000 adolescents et jeunes dans les établissements techniques et professionnels à travers le pays grâce à la distribution d’équipements de dépistage et de préservatifs, ainsi qu’à 500 usagers de drogues, y compris en milieu carcéral, via des programmes de réduction des risques et de substitution aux opiacés.
La directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a averti plus tôt cette année que les coupes américaines risquaient de compromettre la stratégie mondiale visant à éradiquer le VIH/sida comme menace de santé publique d’ici 2030.
Parallèlement, le Fonds mondial, qui repose principalement sur des financements publics, espère lever au moins 18 milliards de dollars pour le cycle 2026-2028 lors de sa réunion à Johannesburg en marge du sommet du G20, afin de renforcer la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et de consolider les systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.





