Le Cameroun Taxe les Plateformes Numériques Étrangères

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Le Cameroun Taxe les Plateformes Numériques Étrangères
Le Cameroun Taxe les Plateformes Numériques Étrangères

CE Qu’Il Faut Savoir

À partir du 1er janvier 2026, le Cameroun appliquera une nouvelle taxe de 3 % sur les revenus des plateformes numériques étrangères. Cette mesure vise à garantir l’équité fiscale et à augmenter les revenus de l’État dans un secteur en pleine expansion. Les entreprises devront s’enregistrer via une plateforme numérique dédiée.

Africa. À partir du 1er janvier 2026, le Cameroun appliquera une nouvelle taxe sur les plateformes numériques étrangères qui opèrent dans le pays, même sans présence physique, selon une annonce de la Direction générale des impôts.

La loi de finances de 2026 stipule que ces entreprises seront soumises à un impôt sur les sociétés d’un taux minimum de 3 % sur les revenus générés au Cameroun. Selon un document officiel, certaines plateformes pourraient passer au “régime normal” si elles dépassent un certain seuil d’activité, où l’impôt dans ce cas serait de 30 % sur les bénéfices imposables.

Les autorités fiscales exigent que la plateforme dispose d’un réseau d’au moins 1 000 consommateurs au Cameroun ou qu’elle génère un chiffre d’affaires annuel avant impôt d’au moins 50 millions de francs CFA (1 dollar américain = 560 francs CFA). L’enregistrement, la déclaration et le paiement des impôts se feront via une plateforme numérique dédiée lancée par la Direction générale des impôts.

L’administration fiscale a déclaré que l’objectif de cette mesure est “de tirer parti de la valeur générée par l’économie numérique au Cameroun, d’assurer l’équité fiscale vis-à-vis des entreprises locales et d’augmenter les recettes de l’État dans un secteur en forte croissance”.

Ces dernières années, plusieurs réformes ont été mises en place pour cibler l’économie numérique. En 2020, la loi de finances a introduit la collecte de la TVA sur les activités commerciales en ligne, qui est entrée en vigueur en 2021.

Depuis 2023, les autorités ont commencé à percevoir des droits de douane sur les biens importés par le biais du commerce électronique. En 2022, une taxe a été imposée sur les transferts d’argent électroniques, visant à collecter au moins 20 milliards de francs CFA supplémentaires par an. Depuis 2024, un taux réduit de 5 % a été appliqué sur les bénéfices non commerciaux réalisés par les particuliers via des plateformes numériques.

Le Cameroun a récemment intensifié ses efforts pour réglementer le secteur numérique. En 2020, une loi a été adoptée pour imposer la TVA sur les transactions en ligne, suivie de la collecte de droits de douane sur les biens importés par le biais du commerce électronique en 2023. Ces réformes visent à adapter le cadre fiscal aux réalités économiques modernes et à maximiser les recettes fiscales du pays.

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