L’Ouganda Interdit le Direct des Protestations Avant les Élections

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L’Ouganda Interdit le Direct des Protestations Avant les Élections
L’Ouganda Interdit le Direct des Protestations Avant les Élections

CE Qu’Il Faut Savoir

Le gouvernement ougandais a interdit la diffusion en direct des manifestations et des événements violents avant les élections du 15 janvier, où le président Yoweri Museveni cherche à prolonger son règne de 40 ans. Cette décision intervient alors que des centaines de partisans de l’opposition ont été arrêtés, exacerbant les tensions politiques dans le pays.

Africa. Le gouvernement ougandais a annoncé l’interdiction de la diffusion en direct ou de la couverture des “émeutes et manifestations illégales” ainsi que des événements violents, à quelques jours des élections prévues le 15 janvier, où le président Yoweri Museveni cherche à prolonger son règne de 40 ans.

La ministre de l’Information et des Communications a déclaré dans un communiqué que “la diffusion en direct ou la couverture des émeutes ou des manifestations illégales ou des incidents violents est interdite, car cela pourrait entraîner une escalade des tensions et semer la panique”, ajoutant que les autorités qualifient souvent les manifestations anti-gouvernementales d'”émeutes”.

Cette décision coïncide avec une campagne d’arrestations touchant des centaines de partisans de l’opposition, alors que Museveni (81 ans) fait face à une nouvelle concurrence de la part de l’ancien chanteur et homme politique Bobi Wine (43 ans). Le ministère a également interdit la publication de tout contenu jugé “incitatif, violent ou appelant à la haine”.

Contexte électoral tendu

Les élections précédentes en 2021 ont été marquées par la violence, avec plus de 50 morts lors de répressions contre les partisans de l’opposant Bobi Wine, qui accuse Museveni de fraude électorale, ce que le président dément. Museveni gouverne le pays depuis 1986 après avoir dirigé une rébellion armée de cinq ans, devenant ainsi l’un des dirigeants les plus anciens d’Afrique.

Des organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, ont accusé les forces de sécurité ougandaises de mener une “campagne de répression brutale” contre les partisans de Wine, incluant des arrestations arbitraires, des violences physiques et de la torture, tandis qu’aucun commentaire immédiat n’a été fourni par le gouvernement ou la police sur ces accusations.

Le régime fait également face à des critiques répétées de ses opposants, qui accusent les forces de sécurité d’intimidation et de torture pour maintenir la mainmise de Museveni sur le pouvoir, des accusations que le président dément. En plus de Wine, l’opposant de longue date Kizza Besigye reste en prison depuis plus d’un an, après avoir été arrêté pour trahison, une accusation qu’il nie.

Les élections précédentes en 2021 ont été marquées par la violence, avec plus de 50 morts lors de répressions contre les partisans de l’opposant Bobi Wine, qui accuse Museveni de fraude électorale. Museveni, au pouvoir depuis 1986, est l’un des dirigeants les plus anciens d’Afrique, ayant pris le pouvoir après une rébellion armée de cinq ans. Les critiques des droits de l’homme, y compris Amnesty International, ont dénoncé des abus de la part des forces de sécurité contre les partisans de l’opposition, sans réponse immédiate du gouvernement.

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