Londres et Washington S’Accordent sur Diego Garcia

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Londres et Washington S’Accordent sur Diego Garcia
Londres et Washington S’Accordent sur Diego Garcia

Africa-Press. Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président américain Donald Trump sont convenus de poursuivre leur coopération afin de garantir le maintien de l’exploitation de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’archipel des Chagos, à la suite de plusieurs semaines de tensions diplomatiques entre les deux pays concernant l’avenir de cette zone hautement sensible.

L’accord a été conclu lors d’un entretien téléphonique entre les deux dirigeants. 10 Downing Street a indiqué que les deux parties avaient souligné l’importance stratégique de la base, affirmant que Londres et Washington continueraient à coopérer étroitement pour préserver sa pleine capacité opérationnelle et son rôle sécuritaire.

Dans un communiqué distinct, un porte-parole du Premier ministre britannique a déclaré que Starmer et Trump avaient réaffirmé que la base de Diego Garcia constitue un pilier essentiel de la sécurité nationale et que la continuité de ses opérations représente une priorité commune.

Ces déclarations interviennent alors que l’accord que le Royaume-Uni entend mettre en œuvre — prévoyant la restitution des îles Chagos à Maurice, tout en conservant le droit de louer Diego Garcia pour une durée de 99 ans — suscite une vive controverse politique.

Le coût de cet arrangement est estimé à 35 milliards de livres sterling (environ 40 milliards d’euros) sur le siècle à venir, dans le but d’assurer la pérennité de la base militaire conjointe américano-britannique dans la région.

Le président américain Donald Trump avait vivement critiqué la décision de Londres de restituer les îles à Maurice, écrivant sur sa plateforme Truth Social que « l’abandon par le Royaume-Uni d’un territoire d’une importance capitale est une immense stupidité ». Il a également lié cette question à d’autres dossiers qu’il estime relever de la sécurité nationale, notamment ses appels répétés à l’annexion du Groenland.

De son côté, Starmer a estimé que les propos de Trump s’inscrivaient dans une tentative de pression sur son gouvernement, précisant que ce changement de ton américain est aussi lié aux positions du Royaume-Uni et d’autres pays européens soutenant le Groenland face aux ambitions de Washington d’en prendre le contrôle — une idée qui a suscité une large controverse depuis son apparition.

Ce débat est suivi de près par les habitants des Chagos, qui ont précédemment exprimé leur satisfaction après l’adoption par le Royaume-Uni d’un projet de loi permettant la restitution des îles à Maurice, tout en continuant de réclamer la fin de décennies de déplacement forcé et la reconnaissance de leurs droits historiques sur l’archipel.

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