Le Zimbabwe Approuve un Programme sous Supervision du FMI

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Le Zimbabwe Approuve un Programme sous Supervision du FMI
Le Zimbabwe Approuve un Programme sous Supervision du FMI

Africa-Press. Un responsable gouvernemental a déclaré vendredi que le Zimbabwe avait approuvé un programme sous surveillance des services du Fonds monétaire international (FMI), une première étape préparatoire vers un engagement plus étroit avec l’institution, susceptible d’ouvrir par la suite la voie à un programme de prêts.

Le responsable du ministère des Finances, George Guvamatanga, a indiqué à l’agence Reuters que les autorités visent un programme d’une durée de dix mois, qui commencerait le mois prochain « si toutes les procédures peuvent être finalisées dans les délais », ajoutant que « le programme vise à consolider les réformes en cours des politiques budgétaire et monétaire ».

Un programme sous surveillance des services (Staff-Monitored Program) est un accord informel qui ne comporte pas de financement direct et ne nécessite pas l’approbation du Conseil d’administration du FMI, mais il peut aider à établir un historique crédible de réformes, ouvrant la voie à un appui financier ou à la relance de programmes antérieurs.

De son côté, le chef de mission du FMI, Wojciech Maliszewski, a déclaré que le plan de gestion de la dette vise à renforcer la crédibilité et à soutenir les efforts de réengagement, en complément d’une stratégie plus large de règlement des arriérés et de restructuration de la dette, en vue d’obtenir un financement extérieur à des conditions concessionnelles.

Des décennies d’hyperinflation

Le Zimbabwe a souffert pendant des décennies d’hyperinflation, de fortes fluctuations monétaires et d’une dépendance aux marchés informels libellés en dollars.

Le pays avait lancé son dernier programme de surveillance en mai 2019, mais celui-ci a ensuite été annulé pour non-respect des recommandations.

Le ministère des Finances a fait état d’une récente amélioration des indicateurs macroéconomiques: l’inflation annuelle en monnaie locale a ralenti à 4,1 %, tandis que l’inflation libellée en dollars s’est établie à 1 % en glissement annuel en janvier.

Les données montrent également que le gouvernement avait constitué 1,2 milliard de dollars de réserves en actifs étrangers d’ici décembre 2025 afin de soutenir la monnaie adossée à l’or du Zimbabwe (ZiG), lancée en 2024.

Le défi du règlement des arriérés

Malgré ces progrès, le règlement des arriérés extérieurs reste une condition essentielle pour obtenir de nouveaux financements.

Selon un rapport du FMI publié en octobre, les arriérés extérieurs dus par le Zimbabwe atteignaient 7,4 milliards de dollars depuis le début des années 2000. Le FMI a confirmé qu’il ne pouvait pas proposer de programme financé avant le règlement de ces arriérés.

De son côté, le cabinet de conseil Kepler-Karst a estimé que l’accord sur un programme sous surveillance des services constitue une étape décisive pour renforcer la stabilité macroéconomique et bâtir un historique de réformes, en vue de régler les arriérés et de résoudre la crise de la dette.

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