Africa-Press. Le président rwandais Paul Kagame a déclaré que les tensions entre son pays et la République démocratique du Congo ne sont pas liées à l’exploitation des ressources naturelles ni à une volonté d’annexer des territoires dans l’est du Congo. Il a affirmé que le cœur du différend tient à la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qu’il considère comme une menace sécuritaire et porteuse d’une idéologie « génocidaire ».
S’exprimant lors de l’ouverture du dialogue national annuel à Kigali, Kagame a expliqué que le problème « n’est pas les minerais ». Il a estimé que si le Rwanda était présent au Congo pour ses richesses, « il serait des centaines de fois plus riche », soulignant que ce que son pays décrit comme des « mesures défensives » répond à des menaces persistantes venant de l’est du Congo.
Les propos de Kagame interviennent après des accusations formulées par le président congolais Félix Tshisekedi, selon lesquelles le Rwanda chercherait à « diviser » son pays et à annexer sa partie orientale riche en ressources. Kagame a également évoqué les menaces liées à d’éventuelles sanctions internationales, adoptant une position ferme et tenant la communauté internationale pour responsable de la persistance du conflit depuis des décennies.
Le mouvement « M23 » constitue un élément central du conflit dans l’est du Congo. Les Nations unies et des pays occidentaux accusent le Rwanda de le soutenir, ce que Kigali nie. Dans le même contexte, Tshisekedi a auparavant appelé à la désescalade et au travail commun pour rétablir la paix, tandis que le ministère rwandais des Affaires étrangères a qualifié ces appels de « mises en scène politiques ».





