Africa-Press. L’Afrique du Sud a annoncé que son ministre du Commerce a signé un accord-cadre de partenariat économique lors d’une visite en Chine, le décrivant comme une étape vers un accès sans droits de douane de ses exportations au marché chinois.
La première économie d’Afrique cherche à renforcer ses exportations dans un contexte de différend tarifaire avec les États-Unis, son deuxième partenaire commercial bilatéral après la Chine. En août dernier, le président américain Donald Trump a imposé des droits de douane de 30 % sur les exportations sud-africaines vers les États-Unis, le taux le plus élevé en Afrique subsaharienne.
Dans un communiqué, le ministère sud-africain du Commerce a indiqué que le ministre Parks Tau et son homologue chinois Wang Wentao ont signé un « accord-cadre de partenariat économique pour une prospérité partagée ».
Le communiqué précise que cet accord sera suivi d’un « accord de récolte précoce » d’ici fin mars 2026, en vertu duquel la Chine accordera une exonération de droits de douane aux exportations sud-africaines.
La Chine avait annoncé en juin dernier, après que Donald Trump a commencé à annoncer l’imposition de droits de douane à plusieurs pays, qu’elle supprimerait toutes les taxes douanières imposées aux 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Le mois dernier, le Kenya, première économie d’Afrique de l’Est, a annoncé un accord commercial préliminaire avec la Chine.
Le ministère sud-africain du Commerce a indiqué que l’approfondissement des relations commerciales avec la Chine offrirait de nouvelles opportunités aux entreprises sud-africaines désireuses d’accéder au marché chinois, notamment dans les secteurs minier et agricole.
Parks Tau a déclaré: « Nous négocierons afin d’intégrer dans l’accord les garanties nécessaires pour protéger la capacité industrielle de l’Afrique du Sud ». La Chine a par ailleurs invité l’Afrique du Sud à participer à un événement de promotion des opportunités d’investissement dans l’industrie sidérurgique sud-africaine.
Tau a ajouté: « Nous aspirons à attirer davantage d’investissements chinois en Afrique du Sud et à introduire davantage de produits sud-africains sur le marché chinois ».





