Africa-Press. L’Érythrée a rejeté les accusations de l’Éthiopie l’accusant d’agression militaire et de soutien à des groupes armés sur son territoire, les qualifiant de « fausses et fabriquées », et affirmant qu’elles s’inscrivent dans une campagne hostile menée par Addis-Abeba.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères avait accusé l’Érythrée d’actes d’agression et de soutien à des groupes armés opérant à l’intérieur de l’Éthiopie, dans un contexte marqué par de récents affrontements entre les forces du Tigré et l’armée éthiopienne, ravivant les craintes d’un retour à la guerre.
Dans un communiqué, le ministère érythréen de l’Information a déclaré que « les accusations manifestement fausses et fabriquées émises par le ministre éthiopien des Affaires étrangères sont stupéfiantes par leur ton, leur contenu, leurs motivations cachées et leur objectif général ».
Le communiqué ajoute que « cela constitue malheureusement un nouvel acte regrettable dans une série de campagnes hostiles contre l’Érythrée depuis plus de deux ans », tout en soulignant que le pays ne souhaite pas attiser les tensions.
Les deux voisins, ennemis de longue date, se sont affrontés lors d’une guerre entre 1998 et 2000 avant de signer un accord de paix en 2018. Ils avaient ensuite été alliés durant la guerre de deux ans menée par l’Éthiopie contre les autorités régionales du Tigré, mais leurs relations se sont fortement dégradées depuis.
Dans une lettre datée du 7 février, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gideon Timotheos, a accusé les forces érythréennes d’avoir occupé durablement des portions de la frontière commune et d’avoir fourni un soutien matériel à des groupes armés opérant en Éthiopie.
Par ailleurs, les déclarations répétées du Premier ministre Abiy Ahmed affirmant que l’Éthiopie, pays enclavé, aurait le droit d’accéder à la mer ont suscité une vive irritation en Érythrée, État riverain de la mer Rouge, ces propos étant perçus par beaucoup comme une menace implicite de recours à la force.





