Africa-Press. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a présidé la séance de consultations informelles tenue, au niveau ministériel, par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine au sujet de l’évolution de la situation au Soudan, dans le cadre de la présidence égyptienne des travaux du Conseil au mois de février.
Ont participé à ces consultations les ministres des Affaires étrangères de Tanzanie, de Sierra Leone, du Nigeria, de l’Éthiopie, de l’Angola, du Botswana, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, d’Eswatini et de la Gambie, ainsi que des représentants de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo. Étaient également présents le président de la Commission de l’Union africaine et le commissaire à la paix et à la sécurité. Des États non membres du Conseil ont en outre pris part à la réunion, dont Djibouti, le Kenya, la Somalie et le Burundi, aux côtés de représentants de la Ligue des États arabes, des Nations unies et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).
Soutien à l’unité du Soudan et rejet de la partition
Dans son discours, Abdelatty a affirmé que la stabilité du Soudan constitue une priorité régionale afin d’éviter la propagation du chaos et l’escalade des menaces terroristes, exprimant son souhait de parvenir à une vision commune susceptible de contribuer à la fin du conflit.
Il a insisté sur les constantes de la position égyptienne soutenant l’unité du Soudan, son intégrité territoriale et la préservation de ses institutions nationales, rejetant toute tentative de le diviser ou de porter atteinte à sa souveraineté. Il a également renouvelé la condamnation par l’Égypte des violations à El-Facher et au Kordofan, et a souligné la pleine solidarité du Caire avec le peuple soudanais.
Il a appelé à un cessez-le-feu global et au lancement d’un couloir humanitaire garantissant l’acheminement de l’aide sans entrave, parallèlement à la création des conditions d’un processus politique inclusif, pleinement « soudanais », tout en soutenant les efforts du mécanisme quadripartite et en renforçant la coordination entre les pistes régionales et internationales.
De son côté, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mouhyiddine Salem Ahmed, a présenté un exposé sur les développements sur le terrain et la situation humanitaire, exprimant son souhait d’intensifier la concertation avec le Conseil afin de soutenir la désescalade et de renforcer les efforts humanitaires, en vue de lancer un processus politique menant au rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans le pays.





