CE Qu’Il Faut Savoir
Le président iranien a souligné l’importance de l’Afrique dans la politique étrangère de l’Iran, cherchant à élargir la coopération avec les pays africains, en particulier le Burkina Faso. Des discussions ont eu lieu sur le développement des relations bilatérales, notamment dans les domaines économique et défensif, tout en mettant l’accent sur les défis communs liés à la sécurité et à la souverain..
Africa-Press. Le président iranien a affirmé que le continent africain représente une priorité stratégique dans la politique étrangère de son pays, soulignant que Téhéran cherche à élargir la coopération globale avec les pays africains sur la base des “intérêts communs” et dans le cadre d’une diplomatie équilibrée.
Cela a été déclaré lors de sa rencontre avec le ministre de la Défense du Burkina Faso, Sélestin Simporé, où le président a insisté sur l’engagement de l’Iran à renforcer ses relations avec les pays africains, en particulier le Burkina Faso, affirmant que la vision de la République islamique envers le continent repose sur des bases à long terme et sur un partenariat mutuel.
Le président iranien a précisé que son pays est prêt à mobiliser ses ressources pour développer les relations bilatérales, soulignant l’importance des échanges de délégations politiques, défensives et économiques de haut niveau, ce qui renforce la confiance mutuelle et ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines économique, scientifique, industriel et défensif.
Il a également considéré que l’élargissement des relations avec le Burkina Faso pourrait servir de porte d’entrée pour développer la coopération avec d’autres pays du continent africain, louant ce qu’il a qualifié de position “indépendante et anti-hégémonique” adoptée par le gouvernement burkinabé. Il a exprimé sa confiance que le pays pourra, grâce à son unité nationale et à sa cohésion interne, surmonter les défis du terrorisme et de l’extrémisme.
Le président a exprimé la volonté de l’Iran de transférer “les expériences et les connaissances techniques” au Burkina Faso, notamment dans les domaines technologique, industriel et défensif.
Il a souligné l’importance des visites réciproques entre Téhéran et Ouagadougou, indiquant qu’elles pourraient “ouvrir la voie à un approfondissement de la confiance mutuelle, à renforcer les relations amicales et à élever le niveau d’interaction dans divers domaines”.
Pour sa part, le ministre Simporé a salué la résilience de l’Iran face à des décennies de sanctions et de pressions extérieures, considérant que ses réalisations dans les industries de défense et les technologies avancées témoignent de la force de la volonté nationale et de l’autonomie.
Il a noté que le Burkina Faso mène depuis plus d’une décennie une lutte contre le terrorisme et l’insécurité, affirmant que les racines de ces défis ne diffèrent guère des pressions auxquelles l’Iran est confronté, en insistant sur le fait que les “puissances dominantes” cherchent à établir la dépendance et à empêcher la réalisation d’une véritable souveraineté nationale.
Il a ajouté que le peuple burkinabé est déterminé à avancer vers l’indépendance, le progrès social et le développement économique par sa volonté nationale.
Le ministre burkinabé a eu des discussions avec le ministre de la Défense iranien, le général Aziz Nasirzadeh, sur le développement des relations entre les deux pays dans le domaine militaire.
Il a également visité l’Université de commandement et d’état-major de l’armée iranienne et a inspecté ses différentes sections, où il a rencontré et discuté avec le président de l’université, le général de brigade Farzad Ismaili.
L’Iran a traditionnellement cherché à établir des relations stratégiques avec divers pays africains, considérant le continent comme un partenaire clé dans sa politique étrangère. Au cours des dernières années, l’Iran a intensifié ses efforts pour renforcer ses liens avec des nations africaines, en mettant l’accent sur la coopération économique, technologique et militaire.





