CE Qu’Il Faut Savoir
Le Premier ministre égyptien, Mustafa Madbouli, a rencontré son homologue soudanais, Kamel Idriss, au Caire pour renforcer les relations bilatérales et aborder des questions régionales. Les deux dirigeants ont affirmé leur soutien à l’unité du Soudan et ont discuté de la gestion des ressources en eau du Nil, soulignant l’importance de la coopération entre les deux pays.
Africa-Press. Le Premier ministre égyptien, Mustafa Madbouli, a rencontré le Premier ministre soudanais, Kamel Idriss, au Caire pour discuter de l’amélioration des relations bilatérales et des questions régionales d’intérêt commun.
Les deux parties ont également abordé les développements de la situation au Soudan, où l’Égypte a réaffirmé son soutien total à l’unité du Soudan, à l’intégrité de son territoire et à ses institutions nationales. L’Égypte a souligné son engagement ferme envers les institutions légitimes de l’État soudanais, y compris le Conseil de souveraineté dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhan, ainsi que le gouvernement et les forces armées.
Les deux dirigeants ont également discuté des questions liées au fleuve Nil, s’accordant sur la nécessité de protéger la sécurité hydrique de l’Égypte et du Soudan, en tant que pays riverains du Nil. Ils ont convenu de travailler ensemble pour préserver les droits et les usages hydriques des deux pays, conformément à l’accord de 1959 et au droit international. Ils ont également souligné l’importance de coordonner leurs positions dans les différents forums régionaux et internationaux concernés par les questions du Nil.
Les responsables ont insisté sur le lien indissociable entre la sécurité hydrique soudanaise et égyptienne, affirmant leur rejet catégorique de toute action unilatérale dans le bassin du Nil oriental qui pourrait nuire aux intérêts hydriques des pays riverains ou menacer leur sécurité hydrique. Ils ont souligné que de telles actions, contraires au droit international, représentent une source permanente d’instabilité dans la région.
Ils ont appelé l’Éthiopie à renoncer à son approche unilatérale et à respecter les règles du droit international régissant l’utilisation des rivières partagées, notamment les principes d’information préalable, de consultation, de non-nuisance et de consensus, afin de préserver la durabilité de ce grand fleuve, qui devrait être une source de coopération et de prospérité pour tous.
Les deux pays ont également réaffirmé leur engagement à travailler avec les pays du bassin du Nil pour rétablir le consensus dans le cadre de l’initiative du bassin du Nil, dans le cadre du processus de consultation en cours avec les pays non parties à l’accord-cadre. Dans ce contexte, les deux pays ont salué les résultats obtenus concernant l’achèvement des consultations pour parvenir à des solutions, et ont exprimé leur rejet de toute tentative unilatérale de perturber le processus consultatif, contre la volonté commune de tous les pays du bassin du Nil de coopérer et d’atteindre des bénéfices mutuels.
L’Égypte et le Soudan partagent une longue histoire de coopération et de tensions, notamment en ce qui concerne les ressources en eau du Nil. Les deux pays sont liés par des accords historiques, notamment celui de 1959, qui régule l’utilisation des eaux du fleuve. La situation politique au Soudan a également un impact sur les relations bilatérales, avec l’Égypte cherchant à soutenir la stabilité et l’unité du pays voisin.
La gestion des ressources en eau est un enjeu crucial pour les deux nations, surtout face aux projets de construction de barrages en amont, comme le Grand Barrage de la Renaissance en Éthiopie.





